Une piste agricole, longue de quelque 9 km, réalisée il y a quelques années au village Mahfouda, reste toujours inaccessible et n’est d’aucune utilité, ces derniers temps, et ce sur plus de la moitié de sa longueur. Ayant servi quelque temps seulement, l’espace d’un été, au grand bonheur des propriétaires terriens, elle se trouve actuellement obstruée et coupée à plusieurs endroits, rendant la route impraticable. Pire, même la traversée pédestre ne peut se faire qu’au prix d’une vraie gymnastique. La dégradation était pourtant prévisible bien au début et le commun des mortels se demande pourquoi les responsables n’avaient pas pris les précautions nécessaires pour parer à ces aléas, notamment climatiques ?En effet, l’hiver passé avec ses abondantes chutes de pluie et de neige, beaucoup de terrains la surplombant ont subi des glissements, l’obstruant presque totalement. En outre, ayant traversé beaucoup de cours d’eau où l’on a prévu des buses d’évacuation utiles, et comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, les dernières crues ont emporté des pans entiers, voire la totalité de la piste en question. A la lumière de ce constat, on se demande si la planification et la prévention sont prises en considération lors de la réalisation de projets car il est révoltant de dépenser des sommes faramineuses pour tout remettre en cause par la suite, d’autant que la restauration et la remise en service de cette piste pourrait coûter cher. Pourtant, cette dernière constituait une solution salvatrice pour espérer relancer, un tant soit peu, l’agriculture de montagne dans la région.
Mourad Boughanem
