“Notre commune est dépourvue de potentialités de développement”

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M. le président, votre mandat arrive à échéance dans une année. Estimez-vous avoir rempli votre contrat vis-à-vis de vos administrés et êtes-vous prêts à rempiler ?

M. Boubekeur Debbou : Nous avons fait le maximum durant le mandat en cours. Nous avons entrepris bon nombre de projets comme la piscine de proximité dont les travaux sont en cours de réalisation, la construction au chef- lieu communal d’une salle de soins avec logement et qui est également en chantier ainsi qu’un tas d’autres opérations. Par ailleurs, nous avons acquis au cours de l’année 2010 une ambulance, de même que nous avons procédé à l’équipement de la maison de jeunes. En sus de cela, il y a eu une opération du cadastre qui a abouti à l’assainissement du portefeuille foncier de la commune. Cependant, il reste encore beaucoup de travail à faire comme le gaz de ville qui est en phase d’étude, la construction d’une polyclinique et d’une crèche communale dont on n’a pas encore demandé l’inscription pour cause de manque de terrain.

Quant au fait d’avoir rempli ou non mon contrat, c’est à mes concitoyens de juger. S’agissant de l’éventualité de briguer un autre mandat, cette question n’est pas à l’ordre du jour. Le développement de la majorité des communes est tributaire des subsides versés par l’Etat central.

Quels sont les principales potentialités de votre circonscription dont l’exploitation et la mise en valeur pourrait permettre l’essor tant attendu?

C’est triste à dire mais notre commune ne recèle pas de potentialités à même d’aider à son développement. Pour l’heure, seules les subventions allouées par l’Etat dans le cadre des différents plans de développement permettent à notre commune d’entreprendre des projets de nature à couvrir les besoins les plus basiques de la population comme l’AEP, l’assainissement et les travaux publics.

La majorité des communes dites  » rurales  » sont, peu ou prou, confrontées au problème de l’exode.

Est-ce le cas de Sidi Ayad ?

Nous n’avons pas constaté de mouvement d’exode de notre population. Je dois dire que c’est plutôt l’inverse qui se produit, en ce sens qu’il y a des gens qui viennent d’autres communes et même d’Alger pour s’installer à Sidi Ayad. Les programmes d’aide à l’habitat rural et la proximité de la ville de Sidi Aïch sont autant de facteurs qui encouragent la fixation de notre population. Le volet culturel fait souvent figure de parent pauvre dans les programmes locaux de développement.

Quel est l’état des lieux à Sidi Ayad ?

En matière d’infrastructures dédiées à la culture, nous disposons d’une maison de jeunes dont la gestion sera confiée à la direction de la jeunesse et des sports. Nous avons également une salle de lecture en voie d’achèvement et dont les travaux sont pris en charge par la régie communale. S’agissant du mouvement associatif activant sur le territoire de notre commune, nous avons, en sus d’une section de scoutes à Maâla et du Croissant Rouge Algérien, un club sportif amateur en boxe et une association socioculturelle dénommée  » Zénith  » et qui se distingue par des expositions périodiques et la célébration des fêtes comme Yennayer et autres.

Un dernier mot…

Je tiens à remercier votre journal pour l’intérêt qu’il porte à notre commune. J’ose espérer qu’avec les efforts de tout un chacun, notre circonscription se hissera parmi les meilleures de la wilaya de Bgayet.

Propos recueillis par N. Maouche

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