Ils réclament la satisfaction de leurs revendications – Les corps communs et OP en grève les 3 et 4 janvier

Le début de l’année 2012 ,s’annonce houleux et agité dans le secteur de l’éducation, où un vent de protestation soufflera sur les établissement scolaires dès le mois de janvier.

En effet, les syndicats activants dans le secteur de l’éducation, à l’image du conseil des lycée d’Algérie (CLA), et l’union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation (Unpef) ont d’ores et déjà brandi la menace d’entamer des mouvements de protestation afin de faire valoir leurs revendications.

La commission nationale des corps communs et ouvriers professionnels, affiliée à l’Unpef compte observer un nouveau mouvement de grève de deux jours, les 3 et 4 janvier prochains. Aussi, ce mouvement de contestation sera appuyé par des rassemblements le 4 janvier, devant les directions de l’éducation nationale. Cette action de protestation a été décidée en marge du conseil national des corps communs et ouvriers professionnels et agents de sécurité qui a eu lieu le 22 décembre dernier, en présence des représentants de 39 wilayas du pays.

Les corps communs et ouvriers professionnels veulent à travers cette action, exiger  » la prise en charge de leurs doléances, et pour dénoncer l’indifférence et l’exclusion exercées par le ministère de l’Education à l’égard de cette tranche de travailleurs « , lit-on dans le communiqué de l’Unpef.

Rappelons toutefois que les corps communs et ouvriers professionnels et agents de sécurité réclament leur intégration dans le secteur de l’éducation,  » en raison de leur relation directe avec les élèves et le staff pédagogique « . Ces derniers exigent à la tutelle  » la révision de leurs régime indemnitaire et l’octroi d’une indemnité spéciale pour cette catégorie, notamment la prime de risque et  la prime de qualification « .

Les corps communs et ouvriers professionnels ainsi que les agents de sécurité ne comptent en aucun cas faire marche arrière jusqu’à  la satisfaction totale de leur plate-forme de revendications dans laquelle figure :  »  Prime de rendement à hauteur de 40%, au lieu des 25 % en vigueur, avec effet rétroactif à partir de 1er janvier 2008, la baisse du volume horaire, l’ouverture des postes budgétaires, la régularisation des contractuels, ainsi que le droit à la formation et à la définition des missions des corps pour faire barrage à l’exploitation tout azimut « .

L. O. Challal