Malgré le fait qu’elle soit une véritable pépinière d’athlètes, la localité de Fréha souffre toujours, à l’instar des autres communes de Kabylie, du manque d’infrastructures. Le club Amazigh de Fréha (CAF) compte plusieurs disciplines, à l’image du football, bien sûr, le volley, le hand, la pétanque et les arts martiaux. Le manque de ces infrastructures perturbe beaucoup les athlètes et les dirigeants de ces disciplines qui ne savent pas à quel saint se vouer. La région d’Ath Djennadh, ne possède qu’un stade communal qui ne répond pas vraiment aux normes et un petit complexe sportif de proximité composé d’un matico et d’une petite et vétuste salle omnisport. D’ailleurs, la section de volley, avec toutes les catégories dans les deux sexes, souffre le martyr à cause de l’inexistence d’une salle d’entraînement. Les responsables de cette discipline ont dû se contenter de deux créneaux seulement pour chaque catégorie pour pouvoir s’entraîner. Ajoutez à cela, les seniors dames, qui évoluent en nationale 1 B, se trouvent contraintes de se déplacer à Azeffoun pour recevoir leurs hôtes, faute d’une salle à Fréha. « Nous souffrons beaucoup à cause du manque d’infrastructures à Fréha, qui est pourtant une région où pullulent beaucoup de talents. La section volley-ball que je dirige en est la première victime. Imaginez qu’on n’arrive pas à dégager des créneaux pour pouvoir effectuer nos séances convenablement. Chaque catégorie à droit seulement à une séance, avec seulement la moitié du terrain, cela sans parler des autres disciplines. C’est vraiment pénalisant. Il est plus que jamais temps pour que les autorités locales bougent pour décrocher un projet sportif pour la région, qui consiste à la construction d’un grand complexe sportif avec les normes, qui soulagera tous les sportifs de la région qui suffoquent à cause de l’indisponibilité d’infrastructures et des salles de sport », nous a déclaré Amara Ait Youcef, le DTS de volley-ball du CA Fréha. On n’a qu’à se déplacer au complexe sportif de proximité situé prés des 160 logements à Fréha pour voir le nombre d’athlètes qui s’y entraînent, ce centre, qui s’avère trop exigu pour contenir tant de sportifs, prés de 800 athlètes environs. Le club de karaté de la JS Fréha, qui compte en son sein une championne d’Algérie et qui a à son actif beaucoup de titres, ne dispose même pas d’une salle l’entraînement. Ces athlètes n‘ont d’autres choix que de prendre leur mal en patience devant l’inertie des autorités locales qui sont plus que jamais appelées à faire des démarches pour remédier à cette situation qui perdure depuis des années maintenant, car le premier perdant, c’est tous ces sportifs de la région qui méritent beaucoup plus de considération et d’infrastructures pour s’adonner tel qu’il se doit à leur sports favoris et honorer davantage la région des Ath Djennadh, qui respire le sport au quotidien.
K. Kader

