Au lendemain de la grève ayant paralysé en partie, le complexe agro-alimentaire Cevital de Béjaïa, « des actions ont été engagées à l’encontre des personnes impliquées et ce, dans le respect des dispositions légales et règlementaires, avec la convocation de la commission de discipline, en vue de leur traduction devant cette structure où ils seront assistés par des défenseurs de leur choix ». Cela, au moment même où la commission a qualifié les faits reprochés de fautes graves de 3e degré justifiant le licenciement des intéressées, conformément aux dispositions du règlement intérieur. Sur la décision communiquée, il est clairement mentionné que « les concernées ouvrent droit à un recours auprès de la direction générale dans les délais requis », écrit l’attachée de presse de Cevital dans un communiqué adressé à notre journal, hier, soulignant que « la direction de Cevital voudrait exprimer, encore une fois, sa ferme volonté de continuer à travers un dialogue serein et constructif pour améliorer les conditions de vie et de travail au sien de l’entreprise». Dans le même communiqué Mme Meriem Ouyahia rappelle que le mouvement de grève enclenché le 1er avril dernier vise « à perturber les activités » de Cevital, accusant les 16 grévistes de la faim d’avoir « bloqué l’accès au complexe par des graves menaces et intimidations à l’encontre des autres employés qui avaient refusé de les suivre». Pour la responsable de communication de Cevital, il s’agit là « d’entraves graves à l’exercice du travail et au déroulement de l’activité de production ». Des entraves, explique-t-elle, qui «ont été enregistrées et constatés par un huissier de justice, en présence de l’Inspection du Travail », ajoutant que cela a eu « des préjudices financiers (détérioration d’actifs) pour la société et a engendré un retard dans la livraison des produits basiques à la consommation aux clients». D’après Mme Ouyahia, « le 24 mai prochain, il sera procédé à l’élection des membres du comité de participation. Les travailleurs ont adhéré massivement à cette action pour laquelle pas moins de 40 candidatures ont été déposées».
D. S.
