Le FFS renvient sur les législatives du 10 mai – « Envisager l’avenir avec plus d’optimisme »

Dans une déclaration, rendue publique avant-hier, signée par son premier secrétaire national, Ali Laskri, le Front des Forces Socialistes estime que le nombre de sièges obtenus par le parti aux élections législatives du 10 mai dernier va permettre à ses militants d’envisager l’avenir avec plus d’optimisme .

«Le nombre de sièges obtenus par le FFS, grâce à la mobilisation des citoyennes et des citoyens, va permettre à ses militants d’envisager l’avenir avec plus d’optimisme », lit-on en effet dans la déclaration rendue publique à l’issue d’une réunion des membres du secrétariat national avec les têtes de listes, tenue avant-hier à Alger. Le FFS, qui se dit « victime d’une spoliation des suffrages », a indiqué dans ledit communiqué qu’il avait introduit dix recours au niveau du Conseil constitutionnel, non sans ajouter que « le manque de preuves matérielles (absence de PV de dépouillement dans plusieurs centres de vote en particulier) n’a pas permis d’en introduire davantage ». Pour le parti de Hocine Ait Ahmed, qui a décidé de prendre part aux dernières législatives après avoir boycotté celles de 2002 et 2007, « la capitalisation de l’élan de sympathie suscitée par la campagne électorale est l’une des priorités de notre parti en vue des prochaines échéances », tout en soulignant que « cela se matérialisera par des efforts d’organisation dans toutes les régions du pays ». A cet effet, le FFS a indiqué dans sa déclaration que des rencontres régionales seront organisées, les 1 et 2 juin prochains à Constantine, Oran et Ghardaïa, appelant les militants et les citoyens à « poursuivre leurs efforts pour réhabiliter le politique et imposer le changement ». Analysant les résultats des dernières élections, où le parti avait obtenu 21 sièges, le FFS estime que « le dispositif électoral mis en place par le pouvoir a fait échec au scénario de la polarisation du champ politique en islamistes/anti-islamistes. Il reste que la production d’une majorité FLN, non représentative, ne favorisera pas la transition vers la démocratie et ne modifie pas de façon significative les donnes politiques dans le pays ». Pour le parti de Hocine Ait Ahmed, « L’objectif politique du FFS, depuis sa fondation, est de réhabiliter le politique comme mode de gestion et de résolution pacifique des conflits ». « Face à l’état de démobilisation, de démoralisation et de dépolitisation de la société le rétablissement de la confiance dans le politique est une condition sine qua non. Sans cela, nous n’aurons pas de représentation nationale incontestée et incontestable », note le FFS dans la même déclaration.

Ali. C