En l’absence de la liste FFS au niveau local, rejetée par la direction nationale du parti, les deux partis restés en lice, le FLN et le RND, semblent éprouver des difficultés à mener un travail de sensibilisation en faveur de leurs programmes respectifs au sein d’une population indifférente.
Au cinquième jour de la campagne électorale, le contraste est frappant entre l’air glacial qu’elle dégage et le temps ensoleillé de ces journées automnales de campagne. A chaque levée du jour, les habitants vaquent à leurs occupations et ne semblent prêter aucune attention particulière à ce qui se passe dans les QG des deux partis sus-cités.
L’ambiance qui règne actuellement est loin d’égaler celle de la campagne électorale précédant « les partielles » de 2005, où le FFS avait fait preuve d’une capacité de mobilisation et d’innovation incontestable ponctuée par le taux de participation le plus élevé enregistré au niveau de la wilaya suivi d’une victoire sans appel de la liste conduite par Nacer Tabeche à une majorité absolue de 5/7 sièges.
Le FFS, une force majeure non représentée
Les coups de théâtre qu’a connue la pré-campagne pèsent lourd sur le déroulement de la campagne et risquent d’être décisifs quant à l’issue du scrutin à venir.
Le premier à signaler est sans conteste, l’absence de la liste par la direction nationale du parti dont la FFS dans une région réputée comme étant l’un de ses fiefs traditionnels. Le rejet da la liste n’a pas été formulée, repose sur le niet opposé à la candidature de Nacer Tabeche, l’actuel APC. Ce procédé est, tout simplement, rejeté par les militants et la population dont la majorité soutient Nacer Tabeche et est qualifié d’antidémocratique a plus forte raison que le concerné s’est présenté en deuxième position sur la liste locale et qu’une circulaire du parti offrait au secrétariat national « le droit de regard sur les têtes de listes ».
L’annulation de la liste, pour rejet d’un candidat militant discipliné jouissant d’une législative populaie consolidée par trois mandats successifs ne reposant sur aucun critère politique valable pose le problème d’une rupture sur le double plan étatique et politique avec l’ésprit du combat de ce parti pour « le droit d’avoir des droits ». Approché par nos soins, Nacer Tabeche a préféré réserver ses « révélations » au lendemain des élections locales prochaines.
L’absence du FFS à Béni-Yenni, ouvre grandes les portes de l’institutions municipale aux deux partis de l’Alliance présidentielles que sont le FLN et le RND. Le second événement majeur à signaler est celui du décès du tête de liste FLN, feu Abdekrim Adel survenu le jour de 53e anniversaire de la Eévolution algérienne.
Cette disparition tragique a jeté la population dans l’émoi, vu les qualités et la compétences reconnue de l’homme.
L’ensemble de ces évènements risquent de faire du prochain rendez-vous électoral la réplique, au niveau local, des derniers Législatives. Un fort taux d’abstention serait à l’avantage du RND. Reste une grande inconnue, l’option que prendra la majorité de l’électorat ayant reconduit le FFS aux commandes de l’APC lors des « partielles ».
B. T.
