Comment…taire ? – Des slogans sans lendemains

Personne n’a le droit de maltraiter un enfant. Quand la violence d’un adulte remplace la tendresse et le respect, tout bascule dans la vie de l’enfant, mais aussi dans celle de l’adulte. Une kyrielle de recommandations des associations de protection de l’enfance existe, mais hélas, elles sont perçues comme de simples slogans qu’on ne met en avant qu’à des occasions de célébrations d’événements, telle que celui du 1er juin, journée mondiale de l’enfance. Pourtant, privés d’écoles et parfois isolés de leurs parents, 220 millions d’enfants sont exploités dans le monde et un enfant sur 10 est maltraité. L’Algérie n’échappe pas à ce phénomène, plus particulièrement à celui de l’abus sexuel sur ces êtres fragiles, chose qui reste toujours tabou chez nous malgré son ampleur. La violation par l’adulte de l’intégrité physique et psychique de ces anges provoque, à long terme, des traumatismes qui se traduisent, à l’âge adulte, par un comportement violent. Selon certaines sources, en l’espace d’une année, malgré son caractère tabou, il a été enregistré en Algérie plus de 18 000 plaintes pour maltraitance sur enfants, dont 7. 000 pour abus sexuel (80% pour inceste). L’Afrique se classerait en tête de ce honteux classement, avec 223 millions d’enfants abusés sexuellement. Les parents, négligents, car obsédés par leur travail, sont en majorité responsables dans cette négligence des enfants au sein de la famille. La pauvreté a aussi sa part de responsabilité quand on sait que pas moins de 18 000 enfants meurent chaque année à cause du mauvais équilibre alimentaire, de la consommation d’eau non potable et du manque de vitamines, entre autres.

A. Gana