Toutes les opérations retenues dans le cadre du programme communal de développement de l’exercice en cours ne sont pas entamées au grand dam de la population locale qui ne demande que sa part de développement. Rappelons que l’APC s’est vue attribuer la cagnotte de 20 millions de dinars rentrant dans ce cadre. Malgré les nombreuses difficultés rencontrées par l’exécutif communal, dues essentiellement aux nombreuses sollicitations de la part des villageois et l’insuffisance des financements accordés à la municipalité les responsables ont tout de même retenu plusieurs petites opérations d’assainissement à travers les villages, le dallage de certaines ruelles et l’engravement d’autres axes routiers. Mais les fiches techniques et les estimations transmises au contrôle financier au niveau de la wilaya ne sont toujours pas avisées. Du coup, l’entame des travaux est sensiblement retardée, laissant la population dans l’incompréhension. «Dans d’autres localités, les PCD sont lancés et tendent à être finalisés. Chez nous, on fait comme si on n’a pas suffisamment de problèmes. Les 45 villages que totalise notre commune continuent de subir les affres du sous développement. Des villages entiers ne disposent même pas de réseau d’assainissement et le réseau routier est dans tous ses états mais on continue de retarder des projets qui amélioreront un temps soit peu le quotidien des pauvres citoyens». Pour sa part, le maire de Maâtkas que nous avons questionné à ce sujet répondra : «Nous avons fait toute une gymnastique pour retenir au moins les opérations les plus urgentes, car avec un montant de 20 millions de dinars, nous ne pourrons même pas désenclaver un seul village. Le contrôle financier tarde à aviser nos projets ce qui fait que les travaux ne sont toujours pas lancés». Et de nous apprendre : «Nous venons aussi de bénéficier d’un autre montant de 10 millions de dinars dans le cadre des PCD complémentaires, nous avons décidé de revêtir en béton bitumineux la piste de Tala Medda par Aït Mouh Ou Saïd sur une distance de 2,5 kilomètres. Là aussi, le chantier n’a pas démarré pour des raisons de procédures administratives».
Hocine T.
