Sur les treize circonscriptions administratives dans lesquelles le Parti des travailleurs est présent aux élections partielles du 24 novembre prochain, la commune d’Aït Bouaddou en fait partie. La liste de ce parti qui se présente pour la première fois dans cette commune déshéritée issue du découpage administratif de 1984 est conduite par M. Bouaziz Ahmed, surveillant général au CEM base 7 du chef-lieu communal. Cette formation politique compte participer de manière active à ce scrutin, à côté des trois autres formations en lice, à savoir le FLN, le FFS et le RCD. Ces trois formations politiques, comme dans la commune-mère, les Ouadhias n’ont pas répondu à l’attente des citoyens en matière de lutte contre le chômage, le développement rural et l’épanouissement de la jeunesse. Sinon, comment comprendre qu’une commune de 18 000 habitants ne dispose pas encore d’une Maison de jeunes, d’une agence pharmaceutique… ?Pis ! Tout le monde a en souvenir le duel fratricide qui a opposé les deux frères ennemis (le FFS et le RCD) autour du fameux projet d’eau minérale qui a divisé la commune en deux. Les pour et les contre. Avec le recul, cette situation est qualifiée et à juste raison de scandaleuse sachant qu’une solution alternative existe. Ceci dit, le PT jouera-t-il le trouble-fête ou au contraire sera-t-il une alternative, la seule en l’absence d’autres formations politiques qui pourraient bien faire la différence ? Il est encore trop tôt pour se prononcer, s’agissant d’une première participation du parti de Louiza Hanoune. L’alternative viendra-t-elle alors du côté du FLN ? Rien n’est moins sûr, même si la tête d’affiche en la personne de M. Tekli Ali, syndicaliste connu dans la région, fils du chahid El Hadj Mohamed Bwakli, mort dans la célèbre bataille du 12 juillet 1957 à Kouriet, peut faire penser au contraire. Depuis l’ouverture démocratique, la population en majorité jeune a toujours voté en faveur des partis issus de la naissance de l’explosion d’octobre 1988. A cette époque, la population croyait dur comme fer que ces formations allaient changer la donne. Mais force est de constater que rien ou presque, n’a été fait. Les bilans parlent d’eux-mêmes. Revenons aux listes : celle du FFS est conduite par M. Mouloudj Mouloud, professeur au CEM base 7, tandis que celle du RCD est conduite par M. Aigoun Belkacem, comptable compressé d’une société algéroise de bâtiment et… président de l’association des parents d’élèves au CEM base 7. La dure et chaude campagne électorale va-t-elle tourner autour de ce collège dont le fonctionnement ne cesse d’inquiéter les parents d’élèves et les professeurs ?Allons-nous vivre une campagne électorale propre avec des débats ouverts et constructifs ? Toute la population le souhaite, car un nouveau duel des deux frères ennemis n’arrangerait guère les choses. La population est fatiguée des débats stériles. Elle veut du concret. C’est-à-dire l’amélioration de son quotidien peu enviable. Les moyens existent à qui sait s’en servir.
M. Ouanèche
