Stabilité dans les prix

Contrairement aux années précédentes, où le mois sacré du Ramadhan était synonyme de prix exorbitants de pratiquement l’ensemble des produits, cette année, une clémence particulière est constatée sur les marchés et les étals. C’est en effet un mois de piété auquel ont droit les Algériens car tous les produits vendus sont à la portée de tous, y compris les petites bourses, à l’exception de la viande rouge, bien sûr. Toutefois, cette stabilité dans les prix serait due à l’abondance des produits de large consommation, et c’est tant mieux puisque cela arrange tous le monde, surtout les chefs de familles nombreuses, nécessiteuses et ceux ayant une bourse limitée. « Enfin, un véritable mois de piété », nous dira un sexagénaire rencontré, sachets pleins, près du marché de Bouira. « Dieu merci », poursuivra un autre qui dira que « c’est le premier Ramadhan qu’il passe avec moins de pression ». Carottes, courgettes, navets ou autres légumes, partout les prix sont abordables, même ceux des fruits comme celui de la datte qui, au début du mois de Ramadhan, se vendait à 250 DA le kg et qui est cédée aujourd’hui à 100 DA et même moins. Si, par ailleurs, le prix de la viande rouge a gardé la côte, cela ne s’est pas fait sentir auprès des consommateurs qui se sont rabattus sur la viande congelée qui se vend à mi-prix. Idem pour le poulet qui a connu une baisse sensible en l’espace de quelques jours et ce n’est certainement pas à cause du syndrome de la grippe aviaire, des prix incomparables à ceux affichés le Ramadhan de l’année écoulée. Cette stabilité dans les prix est constatée dans tous les marchés, même celui de Tazmalt (Béjaïa), très fréquenté par les citoyens de la daïra de M’chedallah. On y vient même de Bouira, Bechloul et ailleurs. Le consommateur, ainsi gère mieux sa bourse, en attendant les dépenses en prévision de l’Aïd.

Rayane B.