Anarchie à la station de Maâtkas !

Une grande anarchie règne, ces derniers jours, dans l’ancienne gare routière de Tizi-Ouzou. En effet, en plus du manque remarquable de transport vers plusieurs localités, à l’image de Maâtkas, Tirmitine et Tigzirt, les transporteurs chargent et déchargent les voyageurs n’importe où, parfois très loin de cette gare. Cela rend la vie extrêmement difficile, notamment pour les citoyens de Maâtkas, très nombreux à rejoindre quotidiennement la ville des Genêts où ils travaillent. Pour ne pas risquer de passer la nuit à la gare, les voyageurs de Maâtkas, se retrouvent obligés de marcher jusqu’à Oued Fali, dans l’espoir de croiser un fourgon qui finira peut-être par s’arrêter avec quelques places vides. Le cauchemar commence à partir de 15h, et parfois plus tôt, selon quelques citoyens. Désespoir et colère rajoutés à la fatigue d’une longue journée et la longue exposition aux grandes chaleurs, sont les seules images qui s’affichent sur les visages des voyageurs. Ces derniers craignent encore que ça empire avec le mois de Ramadhan, « une période connue par la réduction des navettes et des activités d’une grande partie des transporteurs qui préfèrent se reposer », dira un citoyen Maâtkis qui travaille à Tizi-ouzou, ajoutant en s’interrogeant, qu’« interdire aux transporteurs de créer des arrêts partout, puisqu’il y a un espace réservé pour cela à l’ancienne gare, ne serait-t-il pas un bon moyen pour résoudre le problème ? ». Il continuera en disant que « ce n’est pas tout le monde qui peut courir très loin de la gare, derrière les fourgons, c’est les transporteurs qui doivent arriver à la gare où les gens les attendent». Les citoyens de Maâtkas s’inquiètent sur ce manque de transport, particulièrement en fins de journées, de la ville de Tizi-Ouzou. Il est à souligner que même si la localité de Maâtkas a un nombre important de fourgons assurant la liaison entre cette localité et la ville de Tizi-Ouzou, toujours est-il, il est évident qu’il y a un manque. C’est dire que la demande dépasse de loin l’offre. De plus, en cette période estivale, les fêtes et les sorties plages, et le Ramadhan perturbent le transport dans cette localité à l’instar des autres.

R. S.