Le détresse des malades chroniques

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Ces derniers mois, des malades, particulièrement ceux atteints de maladies chroniques, rencontrent d’énormes difficultés pour se procurer certains médicaments qui leur sont vitaux.

En effet, ces manques sont enregistrés dans la quasi-totalité des pharmacies à travers la wilaya de Tizi-Ouzou. Une rupture de stock a été enregistrée sur de nombreux produits tels que le Glucophage et le diamicron, deux médicaments essentiels, prescrits pour les diabétiques, introuvables sur le marché depuis une dizaine de mois. La digoxine utilisée dans le traitement de l’hypertension artérielle, le progestogel et l’orgametil prescrits pour soigner les kystes, et Josacine un antibiotique pour enfant. Pire encore, « Cortancyl est un traitement indispensable pour les malades qui souffrent de la maladie de parkinson mais malheureusement il est introuvable et cela ne date pas de cette année », dira Amine, vendeur dans une pharmacie du quartier Bouaziz. La liste est encore longue : Ludiomil, laroxyl et madopar des psychotropes pour soulager les troubles mentaux, également disparus du marché des médicaments depuis plusieurs mois. Timoptol collyre un traitement ophtalmique également introuvable. Medrol, precortyl et temgesic, des corticoïdes utilisés pour soigner la leucémie restent aussi introuvables sur le marché national. Certains pharmaciens relèvent également avec regret le manque de certains vaccins tels que le vaccin anti-rabique et le vaccin anti-tétanique. Ils soulignent également une énorme insuffisance en ce qui concerne les stocks des médicaments prescrits pour les maladies chroniques à l’image des insuffisances cardiaques. On citera entre autres la digoxine et atenal. Habituellement, le problème des malades est lié à la cherté des médicaments, mais voilà qu’aujourd’hui ils s’inquiètent de leur indisponibilité pure et simple. C’est ce qui fait que certains malades vont jusqu’à recourir aux annonces dans la presse dans l’espoir de se procurer le fameux calmant à travers une tierce personne. Interrogée sur la persistance de ce problème, Lynda, propriétaire d’une pharmacie n’hésite pas à mettre le doigt sur « la mauvaise gestion » dans ce secteur ô combien sensible et juteux, mais également sur, parfois, « le chantage » qu’ils subissent de la part des fournisseurs qui les obligent à acheter une quantité de médicaments en plus de ceux demandés.

S. Bouabdellah

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