Routes dégradées, éclairage public défaillant, perturbations dans la distribution d’eau potable… – Bougie s’enlise

Au chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, pratiquement tous les quartiers périphériques sont dans un état de délabrement avancé.

Dans ces quartiers, les habitants se plaignent de la dégradation des routes, de la défectuosité du réseau d’éclairage public, des perturbations dans la distribution d’eau potable et de la prolifération de décharges d’ordures ménagères au pied même de leurs habitations. Alors que le cadre de vie des habitants des quartiers populeux de Ramla, Ighil Ouazzoug, les 600 logements, Taghzouit, Dar Djebel, la zone industrielle et tant d’autres, est en constante dégradation, les autorités locales redoublent de promesses sans lendemain. «Nous ne savons plus à qui s’adresser pour améliorer le cadre de vie dans notre quartier. Nous ne demandons que le strict minimum, c’est-à-dire une distribution régulière d’eau courante, des routes carrossables, l’éclairage public et quelques aménagements urbains», nous déclare un habitant du quartier populaire d’Ighil Ouazzoug. Notre interlocuteur pointe du doigt les autorités locales qu’il dit «démissionnaires», et qui, selon lui, «excellent dans les engagements, en promettant monts et merveilles aux citoyens, sans pour autant en tenir leurs promesses. La défectuosité du réseau d’éclairage public au chef-lieu de wilaya de Béjaïa, constitue ces derniers jours la principale préoccupation de milliers d’habitants des quartiers périphériques, lesquels redoutent la recrudescence des actes d’agressions. «Aucune lampe ne s’allume depuis maintenant des jours et personne ne daigne venir les remplacer», fustige un autre habitant du quartier des 600 logements. Le maire sortant de Béjaïa, Tahar Hanache dira au micro de la Radio locale avoir sollicité une entreprise pour effectuer les travaux de réparation de l’éclairage au chef-lieu. «Nous suivons les opérations d’heure en heure», a-t-il indiqué. Il a reconnu, au passage, l’existence d’endroits où les travaux nécessitent l’aval du contrôleur financier.

 F. A. B.