Le problème de l’alimentation en eau potable du chef-lieu communal de Souk El Tenine et de certains quartiers de la périphérie ainsi que de certains villages, perdure même en hiver. Une situation qui malmène des centaines de foyers de la localité.
Un habitant du chef-lieu tonnera : « Nous sommes privés d’eau potable depuis plus de 2 semaines. Nous sommes toujours contraints d’acheter des citernes tractables au prix fort de 1200DA. Cette situation est inacceptable. Nous allons interpeller les autorités concernées en vue de régler définitivement ce problème dans les meilleurs délais, avant de passer à des actions de protestation. Il est inadmissible d’accepter que certains villages en disposent h24 pendant que nous continuons d’acheter de l’eau meme en hiver. Nous sommes tous des citoyens de la même commune et nous devons tous avoir les memes droits et les mêmes devoirs». Un commerçant enchainera dans le meme ordre d’idée : « Nos robinets sont à secs depuis plus d’une semaine. L’eau potable se perd dans la nature à cause des fuites qui persistent. La gadoue a envahi nos commerces et pour nettoyer nous n’avons malhereusement pas d’eau. Les responsables en charge de la gestion et de la distribution de l’eau et le nouvel exécutif sont sommés de trouver des solutions rapidement. Rester sans eau, de surcroit en hiver, est simplement incompréhensible ». À la cité des 12 logements, un habitant déclarera : « Nos robinets sont à secs depuis le mois d’avril. Nous habitons au dernier étage, du coup, la pression n’est pas suffisante pour monter jusqu’à chez nous ».
Les explications de l’ADE locale
Souk El Tenine est alimentée en eau potable par des forages au niveau de Mechtras, le barrage de Koudiet Acerdoune et la station de Tassadort. Normalement, l’eau serait disponible quotidiennement. Les quantités d’eau pompées vers Souk El Tenine sont de l’ordre de 170 litres par habitant et par jour, selon les calculs des autorités communales sortantes. Pour connaitre les raisons de cette pénurie, nous avons pris attache avec les autorités locales, mais il s’est avéré qu’ils ne sont pas au courant des causes réelles. Nous avons également essayé de joindre par téléphone les responsables de l’ADE, mais ils sont restés injoignables durant toute la journée de dimanche dernier. Le nouveau maire, M. Haroun, a fini par convoquer les responsables de l’ADE et l’entreprise en charge des travaux de gaz, pour une réunion de travail qui a eu lieu lundi dernier à 10 heures. Selon les explications fournies par le chef d’agence de l’ADE de Maâtkas lors de cette réunion les raisons de cette pénurie sont liées aux fuites d’eau constatées ca et là. « En effet, il y a plein de fuites d’eau au niveau de la commune. Nous réparons progressivement. Mais les fuites anciennes sont dues à la défectuosité du réseau au niveau d’Azemmour Amrane. Il convient de remplacer toute la conduite. Pour cela, nous vous demandons de l’aide, car nous ne disposons ni de pelleteuse ni de soudeurs qualifiés. Pour situer le problème de la rareté de l’eau actuellement, sachez qu’il y a un forage qui est à l’arret au niveau de Mechtras. La pompe a été achetée, mais le développement dudit forage n’est pas encore fait. Il y a aussi la conduite en acier qui alimente une partie du chef-lieu qui n’est plus fonctionnelle et la nouvelle en PEHD n’est pas finalisée. Ce qui fait que nous ne lachons l’eau que pour soulager les citoyens, car certains branchements sont toujours ouverts et l’eau se perd. Comme premières mesures, nous sommes entrain de recenser toute les fuites et les points noirs pour pouvoir les réparer. Nous avons également demandé la réalisation d’un réservoir au village Ait Izid, car celui existant à Agouni Boufal n’a pas une grande capacité et nous avons également poposé l’extension du château d’eau de Tighilt Mahmoud. Pour agir rapidement et efficacement, nous devons avoir les plans du nouveau réseau que détient l’entreprise réalisatrice ». Signalons que l’APC s’est montrée disponible pour collaborer, en vue de réaliser une nouvelle conduite à Azemmour Amrane et d’efféctuer les démarches auprès des responsables concernés pour concrétiser les propositions du responsable du secteur des eaux à Maâtkas. Après un débat qui a duré prés de 2 heures, l’ensemble des concernés se sont montrés disponibles à œuvrer collégialement afin de mettre fin à ce calvaire que les citoyens endurent depuis des lustres.
Hocine T.

