Le Wali de Béjaïa a solennellement invité les 15 élus de l’assemblée communale de Barbacha, ainsi que des membres du comité des sages, à une rencontre, programmée pour demain dimanche, dans l’optique de mettre fin à la situation de blocage qui perdure depuis maintenant deux mois dans cette municipalité. Une rencontre à laquelle des députés et le P APW de Béjaïa prendront part, apprend-on d’un membre du comité de sages. Cette initiative du wali est intervenue le jour même de la grève générale, massivement suivie, et qui avait fait de Barbacha une commune morte. Cette grève initiée par la coordination des comités de villages, qui rejettent l’installation du maire issu du RCD, après une alliance de ce dernier avec le FLN et le FFS, était une réponse, selon ses initiateurs, au refus des pouvoirs publics de l’option proposée par le comité des sages de cette commune, comme issue à l’impasse actuelle. Beaucoup de questions sont exprimées sur la place publique de la commune de Barbacha, sur ce qui adviendra de cette ultime rencontre, intervenue, selon certains, un peu tardivement. Mais pour d’autres, il n’est point trop tard pour mettre fin à cette situation de blocage. Il est à noter que la coordination des comités de villages avait débattu de cette rencontre sitôt que cette disponibilité du wali a été affichée. Si dans la forme, les délégués de villages acceptent de rencontrer la wali, ils refusent néanmoins toute participation aux pourparlers prévus pour demain. En effet, ils tirent à boulets rouges sur les parlementaires auxquels ils reprochent « leur silence et leur fuite des responsabilités » depuis le début de la crise. Il se dit également qu’outre deux membres du comité de sages, plusieurs citoyens, triés sur le volet, prendraient part à la rencontre. L’espoir est donc permis quant à l’avènement d’une solution qui arrangera toutes les parties du conflit. Néanmoins, la situation risque aussi de voir se prolonger le blocage, puisque le maire, controversé et les élus de l’alliance refusent d’ores et déjà de démissionner, alors que dans l’autre camp l’on avance cette hypothèse comme condition à une éventuelle sortie de crise.
Nadir Touati

