Les explications du directeur de l’EPH – «Je n’ai fait qu’appliquer la loi !»

Contactés par nos soins pour donner sa version des faits, le directeur de l’établissement public hospitalier d’Aïn Bessam, M. Mesaâd Moussa, a tenu à réfuter catégoriquement toutes les accusations des travailleurs à son encontre et a également insisté pour apporter certaines précisions. A propos du licenciement des agents de sécurité le même responsable affirme que pour les deux cas, la procédure entamée été logique, compte-tenu des agissements et de la défaillance de ces deux éléments qui n’assumaient pas, selon lui, leurs tâches. « J’ai décidé de ne pas renouveler leurs contrats, suite à leurs agissements et vu qu’ils n’ont jamais respecté les directives de la tutelle, et aussi parce qu’ils n’ont jamais été aptes à assurer leur tâche d’agents de sécurité convenablement, notamment lors de situations d’insécurité d’anarchie ou de grande affluence, où il fallait intervenir. Aussi, ils ne faisaient pas respecter l’interdiction de visite en dehors des horaires fixés par la loi. L’un, parmi ces deux agents avait même abandonné son poste pendant un mois, sans aucune explication valable ! », déclare notre interlocuteur. Pour le cas de Bakir Madjid, l’ambulancier licencié le directeur affirme que la procédure engagée par ses services est parfaitement réglementaire. « Madjid Bakir a été poursuivi en justice. Et bien qu’il affirme qu’il a été acquitté permettez-moi de vous dire que c’est complètement faux, je détiens les preuves concrètes que le procureur général prés la cour de Bouira a fait une procédure de cassation à la cour suprême, ce qui fait qu’il n’a pas été acquitté et que son affaire est toujours en justice, donc, je ne pourrais jamais le réintégrer du moment qu’il n’a pas bénéficié d’un acquittement définitif. Et même si c’était le cas, la décision d’acquittement doit nous être transmise par voie d’huissier de justice, c’est la procédure légale dans ce genre de cas », a-t-il précisé. S’agissant des autres cas de licenciement, le même responsable soutient qu’aucun dépassement ou abus n’a été commis dans ces procédures qu’il estime totalement réglementaires. « Moi, je n’ai fait qu’appliquer les lois de la République, car quand il s’agit de l’intérêt du malade et de l’établissement, je dois faire preuve de rigueur », a-t-il conclu.

Oussama K.