Devant la non-prise en charge de leurs préoccupations, les jeunes ayant bénéficié de postes de travail dans le cadre des dispositifs de pré emploi et du filet social ont décidé de réinvestir la rue.
Le comité national de travailleurs du pré emploi et du filet social, affilié au syndicat national autonome du personnels de l’administration publique (Snapap) prévoit un rassemblement national, demain à Alger, pour exiger l’intégration des travailleurs dans des postes de travail permanents. Ce mouvement de protestation, selon les initiateurs de cette action, «reflète une prise de conscience des jeunes algériens et de leur conviction, par la démarche du comité et celle du SNAPAP, qui tend à lutter contre le chômage et l’emploi précaire, pour instaurer une politique d’emploi judicieuse qui prendrait en charge toutes les revendications légitimes des jeunes et des masses laborieuses du pays». Il convient de rappeler en outre, que « cette action de contestation intervient suite au rassemblement national, tenu le 5 mars dernier par les travailleurs du pré emploi et du filet social, devant le ministère des travaux publics, qui a été violemment réprimé par les forces de l’ordre, avec l’interpellation de plusieurs manifestants». Le SNAPAP a, à cet effet, lancé un appel aux travailleurs pour rester mobilisés, unis et solidaires, jusqu’au recouvrement de tous leurs droits légitimes. A rappeler que parmi les revendications des travailleurs du pré emploi et du filet social figurent «l’intégration, sans condition, de tous les travailleurs diplômés recrutés dans les cadre du pré emploi et du filet social, dont le nombre dépasse les 600 000 à l’échelle nationale, dans des postes permanents, la réintégration immédiate des bénéficiaires qui ont été radiés, l’ouverture du dialogue, le droit à la retraite, l’annulation de la politiques du travail précaire, l’attribution d’une prime aux chômeurs diplômés». Ils demandent également «la suspension des concours de recrutement de la Fonction publique, jusqu’à la régularisation de la situation des contractants, et, enfin, le droit à la retraite».
L.O. Challal

