l S’il y a une liste à laquelle doit s’appliquer le slogan cher au FLN « par le peuple et pour le peuple », c’est bien à celle de la commune de Tizi N’Tleta conduite par Amar Larib agriculteur. Originaire du village Cheurfa, il est secondé par Chabane Ramdane, artisan, d’Ighil Imoula et Ali Tareb, commerçant à Aït Abdelmoumen. D’autres noms, inconnus sur la scène politique locale suivent, dont un candidat technicien supérieur qui ne figure pas dans le peloton de tête. La stratégie du numéro 1 de la liste qui compte bien rivaliser avec les ténors locaux FFS, RCD, RND repose sur le fait de faire représenter chaque village que compte la commune dans sa future assemblée, s’il venait à être élu. C’est chose faire, mais est-ce suffisant ? »Regarde, ils ont déchiré toutes les listes sauf la nôtre », dira Amar Laribi, très populaire ici. Il a réussi à donner beaucoup de gaieté à une campagne jusque-là morose. Sur une probable alliance avec les partis, il dira, faisant exploser de rire l’assistance : « moi, je suis un jocker », sacré Amar qui a été voir la maman d’un candidat RND, pour lui demander de ne pas voter pour son fils. Amar Laribi ne fait pas qu’amuser ses électeurs potentiels. Il a tenu deux meetings réussis à Tizi N’Tleta le chef-lieu et à Aït El-Hadj Ali. Il a promis un stade communal, une maison de jeunes, la réfection de la route vers Cheurfa, de donner des locaux pour les jeunes, de distribuer les logements sociaux existant en collaboration avec… les comités de villages, de supprimer la décharge publique existante. Son programme électoral n’est pas écrit. Cela se passe dans la commune où a été rédigée la proclamation du 1er Novembre 1954.
M. Ouanèche
