Les habitants des cités «Ahmed Tali» et «Ahmed Ben Gharabi», du centre-ville d’Aïn Bessam, à une vingtaine de kilomètres vers l’ouest de Bouira, vivent le calvaire au quotidien. En effet, des amoncellements d’ordures ménagères, transformés en décharge sauvage, s’étalent au milieu des routes desservants leurs quartiers. Lors de notre passage sur les lieux, on a pu constater du visu l’amère situation dans laquelle vivent les habitants de ladite cité. D’énormes dépotoirs débordant sur la chaussée et les trottoirs poussent comme des champignons. Des odeurs empestent l’air et causent des désagréments aux passagers et aux habitants du quartier. « À cause de l’absence des bacs à ordures au niveau de notre quartier, certains voisins n’attendent pas la journée de ramassage pour faire sortir leurs ordures ménagères, ils les jettent ainsi, sur les trottoirs ou sur le peu d’espaces verts qu’on possède au quartier. Ce phénomène s’est malheureusement banalisé par la suite. Aujourd’hui, c’est devenu normal de jeter ses poubelles dans la rue et sur les trottoirs. Résultat, notre quartier croule sous les ordures ! », se désole l’un des habitants de ce quartier, avant d’ajouter : « Au début, les éléments du service d’hygiène de la mairie nettoyaient de temps à autre les trottoirs et les espaces verts de notre quartier. Mais depuis le mois dernier, ils ne le font plus, ainsi la situation s’est empirée et l’air est devenu insupportable ». Pour faire face à cette situation insupportable, les habitants n’ont pas hésité à consumer cette décharge, rendant encore l’air plus irrespirable par les fumées âcres de plastique et autres éléments brûlés qui s’y dégagent. Ce qui a engendré beaucoup le désagrément et la colère de certaines familles, notamment les plus exposées aux inhalations de ces fumées hautement toxiques. «Cette situation est carrément insupportable. Nous sommes obligés de fermer nos fenêtres de nuit comme de jour, pour que les mauvaises odeurs de ces détritus et les fumées ne rentrent pas !», nous dira un autre habitant du même quartier. «Il n’y a pas que les odeurs nauséabondes qui posent problème, mais aussi les rats et les moustiques qui ne cessent d’y proliférer ces derniers temps, même à l’intérieur de nos foyers », déplore notre interlocuteur. A noter, par ailleurs, que plusieurs automobilistes et passagers continuent toujours de jeter les ordures à travers les vitres de leurs voitures, ce qui complique davantage cette situation. Les services communaux sont plus que jamais interpellés pour intervenir et mettre un terme à cette catastrophe écologique, avant l’arrivée des grandes chaleurs de l’été.
Oussama. K.
