Corso : Leur cité a été entièrement dévastée par le séisme – Des souscripteurs Cnep réclament l’effacement des crédits

Les anciens locataires de la cité des 60 logements Cnep, mitoyenne de la gare ferroviaire de Corso, près du chef-lieu de wilaya, ne décolèrent pas. En ce dixième anniversaire du séisme de Boumerdès, ils ont réitéré leur demande d’effacement des crédits, objet des contrats individuels signés avec l’agence Cnep. Signataires d’une pétition adressée au directeur du réseau Alger-est- cnep, les résidents de la dite cité ne demandent, selon leur propre déclaration, que la concrétisation d’une promesse qui leur avait été donnée par l’agence Cnep de Boumerdès, au lendemain du tremblement de terre d’il y a dix ans. « Trois ans après la catastrophe, qui avait fait 45 morts dans l’effondrement des immeubles de notre cité la direction de l’agence locale de la Cnep nous a  envoyé des mises en demeure exigeant le paiement des échéances en retard », s’indignent les protestataires. Et de s’interroger, avec un brin d’ironie : « que peut-on réclamer à des familles entièrement décimées par le séisme ou à d’autres dans lesquelles n’ont survécu que des enfants en bas age !? ». Les immeubles en question, qui n’ont donc pas résisté au séisme, en cette soirée du 21 mai 2003, avaient été construits sur du remblai, rappellent encore les rédacteurs de ladite pétition. D’après eux, un bureau d’étude autrichien avait certifié à la fin des années 80, que le sol était inconstructible au niveau de l’assiette foncière choisie. Poursuivi pour les chefs d’inculpation d’homicide et de coups et blessures involontaires, lors du procès du séisme de Boumerdès, en 2007, le promoteur de la cité susmentionnée, a été condamné à deux ans de prison ferme. Une année plus tard, lors du traitement judiciaire en appel de la même affaire, ce promoteur immobilier et d’autres encore ont tous été relaxés, pour absence de preuves tangibles quant à leur responsabilité dans les effets du cataclysme. « Nous ne réclamons que nos droits, en tant que sinistrés ayant vécu l’enfer des chalets durant dix années », clament ces protestataires, en rappelant encore l’engagement qu’avait pris, il y a dix ans, le premier responsable de la Cnep d’effacer totalement les prêts accordés aux souscripteurs dont les habitations ont été entièrement dévastées par le séisme.

Salim Haddou