Comme à chaque saison estivale, la rareté de l’eau refait surface, au grand dam de la population.
En effet, la partie basse du quartier Fekrane, dans la périphérie du chef-lieu communal de Souk El Tenine, est privée d’eau depuis deux semaines. Les habitants sont ainsi contraints d’acheter des citernes pour leurs besoins. Un citoyen du quartier, cadre retraité de l’éducation déplorera : « Notre quartier totalisant une quinzaine de foyers est privé d’eau depuis deux semaines. Nous avons bien entendu saisi les responsables et les autorités, mais l’eau n’est toujours pas lâchée. Nous réitérons notre cri de détresse, car la saison s’annonce des plus chaudes, le Ramadhan arrive». Rappelons que dans d’autres villages voisins, le constat est encore pire. A titre illustratif, le quartier Taghoucht dans le village d’Ait Abdelmoumène, l’eau se fait désirer depuis le début de la saison estivale. Il est à rappelé que même pendant l’hiver, cette denrée rare est rationnée. Les villageois n’ont droit à l’eau qu’un seul jour par semaine, voire moins lorsque le courant électrique est coupé ou lorsque les moteurs de pompage tombent en panne. En été c’est le calvaire depuis de nombreuses années. L’année dernière, les citoyens ont dû fermer le siège de l’ADE et organiser un sit-in devant le siège de la daïra, mais comme toujours, le problème perdure. Les promesses faites aux citoyens n’ont pas été tenues, comme d’habitude. Le printemps dernier, l’ADE d’Ouadhias avait annoncé par voie d’affichage que l’eau allait être suffisamment disponible en été mais, hélas, les villageois découvrent le rationnement et la pénurie. Au quartier Ait Ouahcene, l’eau ne monte pas car la pression est faible. À El Djamaâ, un autre quartier du même village, l’eau n’a coulé que pendant une heure de temps en 21 jours. Il parait que le programme de distribution a été modifié pour améliorer le service, mais jusqu’à présent, les villageois ne constatent aucune amélioration. Un élu local, que nous avons questionné à ce sujet, dira : «Nous avons mis à la disposition de l’ADE nos moyens pour les aider à réparer les fuites en vue d’améliorer l’alimentation des villages de la commune, mais jusqu’à présent, on ne voit rien venir, la gestion de cette denrée laisse à désirer ». Du côté de la commune de Maâtkas, l’eau continue d’être rationnée, les citoyens n’ont droit qu’à quelques heures par semaine, voire par quinzaine. C’est dire que les promesses faites, là aussi à la population par les services de l’ADE, n’ont pas été tenues. Le Ramadhan risque d’être infernal et cette saison estivale ne différera en rien des précédentes. La grogne, la protestation et la descente dans la rue pour réclamer de l’eau risquent de se multiplier. C’est dire qu’il convient de remédier à cette mauvaise situation au plus vite.
Hocine T.

