Une commune en quête d’un développement

Mizrana est une commune née du dernier découpage administratif de la commune-mère Tigzirt. 21 ans déjà et le développement tourne en rond encore dans cette municipalité. Avec ses 9000 habitants, Mizrana souffre de sous-développement : accablée par une indéterminable liste de difficultés. La facteur négatif qui a frappé de plein fouet cette localité reste celui de l’insécurité qui la ronge depuis l’avènement du terrorisme. Ce problème a paralysé son bon fonctionnement et a été un épouvantail pour ne pas dire un barrage à tout espoir de développement. Tandis que d’autres communes, connaissaient des développements les enfants de Mizrana ne parlaient que du terrorisme. Tandis que d’autres communes construisaient, Mizrana ne faisait que réparer ce que le terrorisme avait détruit. Le seul tort de cette commune qui se noie dans l’ironie du sort est qu’elle renferme en elle la vaste forêt de Mizrana, dont la superficie est de 2 900 ha. Cette jungle dont elle a tiré le nom et qui a été l’un des berceaux de la Révolution nationale, s’est vite transformée en un enfer vert, offrant que terreur et destruction. Aussi, la commune souffre d’un manque terrible de ressources. Après 21 ans d’existence, elle vit sous perfusion, grâce aux maigres subventions allouées par l’Etat. Mizrana souffre de déficit dans les logements les routes, l’éducation, la santé… etc. Même des ressources naturelles que Dieu lui a garantit, elle ne tire pas profit, c’est le cas notamment de l’exploitation du liège de sa forêt. Au lieu d’y implanter une unité de transformation, le liège de Mizrana est transféré vers d’autres régions lointaines pour sa transformation, avant sa vente, à des prix forts, vu sa qualité. Le seul profit qu’elle tire, ce sont les emplois temporaires, qu’elle offre pour les jeunes à l’occasion de la campagne d’extraction, et dont les salaires restent misérables. Mizrana est aussi malheureusement une commune qui jouit de près de 10 km de côte. L’exploitation de cet autre trésor naturel est nulle. Cette côte qui se situe entre Tigzirt et Boumerdès, reste un territoire à l’abondan, à l’Etat sauvage. Mizrana est une localité qui jouit aussi d’une jeunesse dynamique, ambitieuse et créative. Cette énergie humaine, reste bloquée, par l’inexistence d’une politique franche envers ces milliers de jeunes. Cette localité, martyrisée par les événements de l’histoire depuis l’époque romaine en passent par les Turcs, les Français, jusqu’aux événements du terrorisme, ne perd pas l’espoir de voir son soleil de développement et de progrès reapparaître à l’horizon. Pour preuve, cet engouement très vivace et plein de promesses qu’elle a connu durant la campagne électorale pour les élections partielles. Un rendez-vous-phare dont Mizrana attend beaucoup de choses.

Mourad Hammami