A l’approche de l’hiver, les glissements de terrain deviennent plus fréquents dans cette région montagneuse caractérisée par des terrains accidentés et un climat rude. Deux facteurs qui favorisent ce genre de catastrophe naturelle qui engendre des pertes humaines et matérielles inestimables, notamment lorsque la surface touchée est importante. A Yakouren, les pluies diluviennes qui se sont abattues l’hiver dernier ont déclenché plusieurs glissements de terrain et de nombreux sites et réseaux routiers ont été enclavés. Ce qui se vérifie sans nul doute sur la route nationale N°12 et à plusieurs endroits, causant parfois l’arrêt du trafic routier. Car il fallait à chaque fois construire des gabions pour stopper le glissement avant que la route ne soit complètement emportée. Ajoutons à cela, l’affaissement qui est survenu dans un village, pas loin du chef-lieu communal appelé Oulmouthène. Trois maisons ont été emportées par un relief de sol qui s’est quasiment détaché. Heureusement, plus de peur que de mal car aucune perte humaine n’a été enregistrée. En revanche, l’endroit en question, a subi d’importants dégâts. Il est devenu inaccessible pour les riverains ; ce que l’on a constaté une fois sur les lieux. Ainsi donc, cette région n’est pas à l’abri de tous les dangers liés aux mouvements de terrain. De ce fait, les habitants ignorent certainement qu’il faut mettre en place une politique de prévention et effectuer des travaux de réparation, même si cela demande d’évacuer les zones touchées. Enfin, il est important, voire indispensable, de lancer des études spécialisées pour élaborer une carte géologique de la région qui servira à calculer l’arrivée de l’eau et la saturation du sol afin que l’on puisse avoir suffisamment de données qu’on utilisera en cas de besoin.
Hacène Aouidad
