Huit mis en cause dans une affaire d’avortement

Partager

Selon un communiqué de la Sûreté de wilaya, transmis à notre bureau de Béjaïa, les éléments de la sûreté de daïra d’El Kseur ont élucidé une affaire d’avortement. Cet acte a eu lieu au début du mois de mai dernier. Ayant été informé de la présence du corps sans vie d’un bébé de six mois, dans la poubelle située à l’entrée de son établissement, le directeur de l’établissement public de santé de proximité d’El Kseur a, aussitôt, alerté les services de sécurité. Après une enquête minutieuse, ces services ont fini, dans un premier lieu, par découvrir l’auteur de cet acte macabre. Il s’agit de la nommée B. N., âgée de 26 ans et résidante à Oued Ghir qui s’était presentée la veille au niveau de l’établissement. Elle était venue, accompagnée de son père et de sa mère, pour des menstruations douloureuse et hémorragiques, selon ce qu’elle a déclaré à l’équipe médicale de service. En réalité c’était pour se faire soigner de l’avortement qu’elle venait de subir et jeter son fœtus sur place. Ayant poussé l’enquête plus profondément, les policiers d’El Kseur ont pu retrouver les traces du père biologique du bébé. Il s’agit de B.D., âgé de 35 ans. Ainsi que, des autres complices de ce forfait, qui ne sont autres, que deux amis de ce dernier. Tous deux originaires de Timezrit et employés du secteur de la santé. Auxquels s’ajoutent, le vieil herboriste et sa femme, originaires d’El Kseur.  Après avoir reçu les résultats des différentes analyses et achevé l’enquête, les éléments de la sûreté ont présenté les huit mis en cause, le 15 juillet courant, devant le procureur de la république auprès du tribunal d’Amizour qui les orienta vers le juge d’instruction. En effet, les quatre premiers inculpés, à savoir, la jeune fille, le père biologique du bébé et les deux employés de la santé ont été mis sous contrôle judiciaire. Alors que les quatre autres complices ont été convoqués pour une citation directe.

A. G.

Partager