Devoir payer 10 DA pour l’achat d’une carte téléphonique ou effectuer un rechargement (Flexy, Storm) est jugé par la majorité des amateurs du portable excessif, les nouvelles augmentations décidées apparemment par les points de vente font sortir les différents clients de leurs gonds et crient carrément à l’arnaque.
Mokrane menace de changer d’opérateur si la situation perdure. « C’est insensé, pourquoi c’est toujours le client qui paie. Franchement, j’étais surpris de pouvoir verser 50 DA de plus pour une carte de 600 DA. C’est de l’arnaque, point final ».
En effet, les points de vente ont déjà appliqué les taxes sur les prix des recharges. Le moins que l’on puisse dire est que les nouvelles tarifications sont arbitraires et injustifiées du moment que l’opérateur a pris la décision de ne pas répercuter la taxe sur les clients tout au moins jusqu’à l’éclaircissement de l’affaire par le secteur concerné.
Pour revenir aux tarifs qui sont à présent appliqués, il faut dire qu’ils sont trop élevés et pénalisent significativement les ménages algériens qui doivent encore une fois fouiller leurs portefeuilles déjà bien vidés par les dernières augmentations des prix des produits de premières nécessités. Ah! oui, il n’y a jamais deux sans trois. Pour la mettre au four, la volaille doit être bien déplumée !
Pour effectuer une recharge (Flexy ou Storm), le client doit verser 20 DA pour un crédit de 100 à 200 DA, 30 DA de plus pour un avoir de 300 à 500 DA, 50 DA pour un crédit allant de 600 à 1000 DA et enfin pour acquérir une carte téléphonique ou effectuer une opération (Flexy ou Storm), de 2000 DA, il faut s’acquitter d’une taxe supplémentaire de pas moins de 140 DA, et ce n’est pas une invention puisque ces tarifs sont affichés dans les différents kiosques que nous avons visités.
Toute la clientèle de la téléphonie mobile se déclare outrée et pénalisée et attend l’intervention de l’Etat pour mettre un terme à cette énième arnaque et rétablir les usagers dans leur droit. Les citoyens ne doivent pas être à la merci des spéculateurs qui ne cherchent qu’à faire des bénéficies sans jamais se soucier de l’intérêt des ménages algériens. Durant notre visite aux différents kiosques et points de vente de la localité de Maâtkas, nous n’avons malheureusement rencontré que des mécontents et des clients qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Hocine Taïb
