Depuis quelque temps, des colonies entières de cet animal ont envahi les villages situés sur les hauteurs de la commune d’Aït Bouaddou, relevant de la daïra des Ouadhias. Ces animaux sauvages, en groupes, sèment la panique dans certains villages, comme Aït Djemma, Aït Irane et Aït Ouelhadj. Une invasion qui a pris de l’ampleur ces quatre dernières années, affirment tous les villageois. Après avoir vu leurs cultures, notamment leurs différents arbres fruitiers, saccagés par ces bêtes, ces derniers s’inquiéter pour leur propre sécurité. « Ces singes sont à la recherche de nourriture. Ils se déplacent en groupes importants. Ils n’épargnent aucun arbre ni aucune culture. Nous déplorons d’énormes pertes et nous ne savons plus à quel saint nous vouer pour régler ce problème », s’insurge Ahmed. Les habitants de ces villages nous rapporteront que les singes occupent jusqu’aux toits de leurs maisons et leurs jardins : « ils ne craignent rien ni personne. Au contraire, c’est nous qui n’osons plus sortir de chez nous de peur d’être attaqués », ajoute notre interlocuteur. Le phénomène est constaté dans différentes régions, comme Beni Yenni, Assi Youssef, Ouacifs, Iboudrarene et Agouni Gueghrane. Il est justifié selon les responsables concernés, par les feux de forêt qui ont fait disparaître plusieurs hectares de leur milieu naturel. « Ce sont les incendiés qui les font descendre jusqu’aux villages, à la recherche de quoi s’alimenter. Les villageois ont tiré depuis plusieurs années déjà la sonnette d’alarme. Mais rien n’est fait et nous continuons à vivre la peur au ventre », diront plusieurs habitants de ces régions.
A. G.
