« C’est pour moi un devoir et une immense joie de rendre hommage à tous les hommes et toutes les femmes qui ont consacré leur vie à la culture. Mohamed Ben Hanafi et l’un de ces grands hommes. C’était également un moudjahid. Il fut commissaire politique durant la guerre de libération nationale du côté de Tiaret. Il a fait son devoir envers son pays sans jamais rien attendre en retour ».
Mme Ourida Sider, réalisatrice à la chaîne II
« Ben Hanafi était l’un des piliers de la culture amazighe. Il avait beaucoup de courage et d’humilité. Personnellement je lui dois beaucoup… ».
M Tahar Taleb, chanteur
« Il était à la fois animateur et organisateur de fêtes. J’ai beaucoup travaillé avec lui. Je l’ai connu dans les années 70. Je suis passé dans quelques-unes de ses émissions. C’est un homme de principe et ce n’était pas un hypocrite… ».
M Rabah Oufarhath, chanteur
Je suis très heureux d’être présent à cet hommage plus que mérité. Ben Hanafi a beaucoup fait pour la culture kabyle, depuis les années 60 jusqu’aux années 70. Il a été avec Cherif Khedam et Medjahed Mouhamed à l’origine d’une émission qui a beaucoup marché et qui existe toujours ‘’Ichnayens ouzeka’’ (les chanteurs de demain). Je fais partie de ceux qui sont passés dans cette émission. C’était une école qui a formé toute une génération de chanteurs qui ont fait l’âge d’or de la chanson d’expression kabyle, notamment dans les années 70. Il était à la fois auteur, poète et compositeur. Il a écrit pour un grand nombre de chanteurs, entre autres la fameuse chanson ‘’Azgar yedjan lemthel’’ pour Idir, des chansons pour Dalil Ouamar, Chabha, Drifa, Samy El Djazairi…J’ai été souvent invité à ses émissions et c’est grâce à lui que j’ai eu mon premier contact avec les éditions Atlas pour l’enregistrement de mon premier quarante-cinq tours (Tala ylouran).
M Smail Deghoul, maire de la commune d’Ath Yenni
« Je tenais absolument à être présent à cet hommage à Ben Hanafi. C’est ma façon de montrer ma gratitude à l’un des pionniers de la radio algérienne qui a beaucoup fait pour la culture amazighe… »
M. Sid Ali Naït Kaci, chanteur
« Feu Ben Hanafi, était un homme pour qui j’avais beaucoup de respect. Les hommes comme lui sont rares. Il a beaucoup fait pour Tamazight. Il a ouvert les portes de la radio aux femmes, il les a parrainées et en a fait des artistes pour certaines et des animatrices pour d’autres. Il n’a jamais arrêté. Il a toujours travaillé jusqu à son dernier souffle ».
M. Belkhir Mouhand Akli, chanteur
« La Kabylie a beaucoup perdu avec la disparition de Ben Hanafi. Il lui a beaucoup apporté et s’est investi corps et âme dans la promotion de la culture. Il était simple, modeste. Il a pris les armes pour son pays et a refusé d’être payé pour ce qu’il estimé être son devoir. Nous avons beaucoup travaillé ensemble. Nous avons fait pas mal de fêtes de mariages et des circoncisions… »
Une conférence sur le vie et l’oeuvre du poète a été animée dans l’après-midi de la même journée par Saïd Chemakh, professeur au département de langue et culture amazighes, en présence du P/APC de Tizi-Ouzou, Ouahab Aït Menguelet, le grand chanteur Lounis Aït Menguelet, Mohamed Chenoune et Athmani. Un grand gala est également au programme de la journée d’aujourd’hui. Il sera animé par une pléiade d’artistes, entre autres, Djaffar Aït Menguellet, Chabha, Rabah Ouferhat, Djamel Kaloun, Medjahed Hamid, Malek Kezoui, Djaffar Ali Maamer, Drifa et Jiji.
Karima Talis
