Le président du comité national des marins pêcheurs, Hocine Bellout, a déploré hier, à Alger, la prolifération de l’activité informelle qui gangrène le secteur de la pêche et déstabilise les prix.
Intervenant lors d’un point de presse tenu au siège de l’union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), M. Bellout a estimé que « ce qui est vendu au niveau du marché informel est beaucoup plus que ce qui est proposé dans les pêcheries. A Alger seule, pas moins de 40% de la production est vendu au marché parallèle». Et d’ajouter que « c’est pour cela que les prix des poissons sont toujours instables, puisque les vendeurs informels les manipulent à leur guise ». De ce fait, notre interlocuteur a pointé du doit l’entreprise de gestion des ports de pêche « qui ne fait pas son travail en matière de surveillance des pêcheurs. La responsabilité est partagée également avec les directions du commerce qui ne contrôlent pas les vendeurs ». Concernant les marins pêcheurs, qui n’ont pas reçu leurs salaires, le même responsable a indiqué que le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques s’est engagé à prendre en charge leur situation « en étudiant chaque cas ». Il ajoutera que « le ministère a mis en place une série de mesures afin d’améliorer la situation sociale des marins pêcheurs, notamment le système de la sécurité sociale et le droit à la retraite ». Dans ce sillage, le président du comité national des marins pêcheurs a tenu à souligner que les choses avancent dans la bonne voie avec le ministère de la tutelle « qui a ouvert ses portes à notre syndicat pour entendre les doléances des marins pêcheurs et trouver des mécanismes afin de promouvoir ce secteur ». Cela a commencé par la création de l’association de solidarité avec les marins pêcheurs qui a vu le jour au mois de mai passé. « On salue cette initiative puisqu’elle encourage le travail de coopération entre le ministère et les pêcheurs », conclut M. Bellout.
Samira Saïdj

