A Tizi-Ouzou, notamment dans la région sud, le squat des trottoirs et l’occupation d’une bonne partie de la chaussée par les commerçants sont devenus monnaie courante.
De Ouadhias à Maâtkas, en passant par Mechtras, Boghni, Souk El Tenine et Béni douala, le constat est partout le même. Les commerçants ont fait des trottoirs le prolongement de leurs magasins. Dès que l’un d’eux n’a plus d’espace sur ses rayonnages et étagères intérieurs, et sans gêne aucune, ils étalent leurs marchandises sur toute la surface du trottoir. Dans les régions précitées, et beaucoup d’autres, notamment dans les chefs-lieux, les piétons sont tout bonnement contraints d’évoluer sur la chaussée. Ils sont tout simplement chassés de ces trottoirs qui sont pourtant conçus et pensés pour eux. Et toute cette anarchie se fait au su et au vu de tout le monde. Même les services de police et ceux des APC ont fini par se résigner devant le dictat des commerçants. Un autre constat est fait, les vendeurs de matériaux de construction sont passés maîtres en la matière. Les sacs de ciments, les briques, les parpaings, des tas de sable, des pierres de construction et parfois des madriers et des planches sont disposés et exposés jusque sur la chaussée. A Tizi N’Tléta, Souk El Tenine et Ouadhias, certaines routes sont presque quotidiennement bloquées, car les clarks déchargent les matériaux. Les automobilistes sont obligés de s’arrêter et d’attendre que le déchargement soit fini. C’est à croire parfois que l’on est sur les quais d’un port. Sur certains tronçons, les camions de gros tonnage sont si nombreux sur les accotements des routes que la chaussée se réduit à un sens unique. Sur d’autres, ce sont les rôtisseries et autres produits de consommation, pourtant fragiles, qui occupent les trottoirs. Les services concernés devraient pourtant remédier à cette anarchie généralisée. Il y a des lois, et celles-ci sont faites pour être appliquées et respectées.
Les automobilistes comme les piétons ne demandent qu’à pouvoir circuler sans avoir à faire de la gymnastique et en évitant de mettre leur vie en péril.
H . T.

