John Kerry attendu dans les prochains jours à Alger et à Rabat – Une visite qui fait trembler le roi !

La venue annoncée de John Kerry, qui est plus proche de la solution onusienne préconisée pour le conflit sahraoui, du reste adoptée par les pays africains, dont l’Algérie, et réaffirmée à la récente conférence d’Abuja, affole, visiblement, le roi.

Dans les prochains jours, John Kerry, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères US, sera l’hôte de l’Algérie, pour une visite durant laquelle il rencontrera de hauts responsables algériens et co-présidera, avec le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, la deuxième réunion du dialogue stratégique USA-Algérie, a déclaré la porte-parole du département d’Etat américain, Jen Psaki. Ce dialogue stratégique, lancé en octobre 2012 à Washington, démontre «l’étroite collaboration et le solide partenariat entre l’Algérie et les Etats-Unis sur un éventail de questions notamment politiques, de sécurité et de lutte contre le terrorisme (…)», a souligné entre autres, la porte-parole américaine. Il est clair que les relations bilatérales entre les deux pays vont de mieux en mieux, surtout lorsqu’elles concernent les sujets de l’heure, notamment ceux touchant la lutte antiterroriste et l’économie. La venue annoncée de John Kerry, qui est plus proche de la solution onusienne préconisée pour le conflit sahraoui, du reste adoptée par les pays africains, dont l’Algérie, et réaffirmée à la récente conférence d’Abuja, affole, visiblement, le roi. C’est vraisemblablement en effet une des raisons qui ont piqué au vif le monarque marocain au point de mobiliser ses ouailles contre les représentations diplomatiques et consulaires algériennes, atteignant le summum de l’inacceptable avec la profanation du drapeau national. Il est incontestable que la crédibilité de l’Algérie, que ce soit sur le plan continental qu’international, dérange à plus d’un titre le voisin irascible qui, en plus de s’empêtrer dans des soucis économiques inextricables, se voit diplomatiquement isolé. Mohamed VI doit donc trouver, toutes affaires cessantes, l’astuce qui lui permette, à la fois, de grenouiller le débat, en vue de le centrer autour du conflit sahraoui, et de saborder les succès de la diplomatie algérienne, que le pays doit à la sagesse, à la pondération et au sang froid de sa politique. Mais cela reste évidemment hors de portée du sultan, étant donné la fatuité de sa démarche et de celle de ses conseillers.

Sadek A. H