Connue pour être une région à vocation agricole, la commune d’El-Adjiba se distingue par ses oliveraies qui s’étendent sur plusieurs hectares et, même ses localités enclavées recèlent un nombre considérable d’oliviers. D’ailleurs, pour beaucoup de villageois, l’huile d’olive constitue une rente indéniable et une source de vie. Cependant, pour cette année, les calculs semblent être faussés pour les propriétaires de ces arbres et autres oliveraies. Une virée dans ces champs nous donnera une image des plus choquantes en découvrant tous ces oliviers dépourvus de leur fruit. Même les feuilles ont subi les affres d’une sècheresse ardue qui a duré plus qu’il en faut. «Nous avons accordé une importance capitale à nos oliviers qui constitue pour nous une source de vie d’une part, et une culture léguée par nos aïeuls à pérenniser d’autre part. Nous les avons entretenus, ébranchés et effleurés, mais pour cette année, l’image que reflètent tous ces arbres avec une couleur jaunâtre des fleurs ne présage pas une récolte satisfaisante», nous déclare un agriculteur. Les raisons de cette situation ne relèvent d’aucun facteur microbiologique si ce n’est celui d’un manque criant d’eau de pluies qui n’arrive pas en temps opportun. Même si la région enregistre, ces derniers jours, des quantités considérables d’eau de pluies, notre interlocuteur reste sceptique quant à une probable récolte plus ou moins souhaitée. À cela, il enchaîne : «il me semble que la chaleur et le retard accusé pour un changement climatique en fonction de la saison actuelle, compromettront sans aucun doute la saison oléicole. Cela servira bien sûr à l’avenir, mais pas pour cette fois-ci», déclare-t-il avec amertume. Sur ce, notre source nous fait rappeler qu’ «au cours des saisons précédentes et à cette date même qui dépasse la mi-novembre, les villageois sont déjà dans leurs champs et la cueillette des olives est déjà entamée. Mais voyons que cette année, toutes les oliveraies semblent être désertées, on dirait qu’elles ne disposent pas de propriétaires», martèlera-t-il. Il y a lieu de souligner que cette situation ne va pas sans engendrer des désagréments qui ne feront qu’augmenter le prix du litre d’huile d’olive qui atteindra inéluctablement un niveau inabordable aux bourses moyennes. S’il est aujourd’hui cédé à 500DA le litre, il n’est pas évident qu’il le sera dans les prochains jours.
S. M.
