Ils ont attendu un demi-siècle après l’Indépendance pour voir, enfin, un engin venir ouvrir une piste vers leur localité. Il s’agit des habitants de Boukherchoufa, un village situé dans les montagnes du côté de Kalous, à la frontière avec Bouira. En effet, c’est, avant-hier, que le maire, accompagné d’un représentant du service agricole de la commune, a donné le coup d’envoi de cette opération. C’est une piste de huit cents mètres. Il faut souligner que ces villageois ont longuement souffert de cet enclavement. « Nous transportons tout à dos de mulet: malades, matériaux de construction… Je peux vous dire que nous n’avons pas cru nos yeux à la vue de cet engin venu pour commencer les travaux de cette piste tant attendue. Ce n’est qu’aujourd’hui que nous commençons à savourer l’indépendance. A son inauguration officielle, nous promettons une grande fête », nous répondra joyeusement cet habitant qui suivait de près les travaux de l’engin. Et un autre d’enchaîner: « Nous sommes très contents car ce projet vient d’être lancé à la veille de la célébration de la journée du Chahid, sachant que notre village a donné beaucoup de ses enfants pour cette terre bénie ». À l’occasion du lancement de ce projet, le maire a déclaré que d’autres villages sont inscrits pour bénéficier de projets divers dans le volet de développement réservé aux travaux publics. « Le réseau routier dans notre localité est presque totalement rénové. Nous attelons à atteindre nos objectifs dans ce domaine pour qu’aucun village ou encore aucun hameau de notre commune ne reste enclavé », a déclaré cet édile communal. Une autre opération est prévue pour ce village. Il s’agit du raccordement au réseau du gaz naturel qui est en cours et qui selon des villageois, le taux d’avancement est appréciable. Dans cette commune où la première opération de gaz naturel a été lancée au début de 2007, nombreux sont ceux qui ont déjà bénéficié de cette commodité notamment le chef-lieu et la périphérie. D’autres projets sont en cours. « D’ici, au plus tard 2015, ce sera du cent pour cent », nous confiera un élu.
A. O.
