Après Sidi Ali moussa et Ighil Boulkadi, l’exécutif communal de souk El Tenine, dans la daïra de Mâatkas, au sud du chef-lieu de la wilaya
de Tizi-Ouzou, continue de sillonner les villages pour présenter son bilan.
Avant-hier samedi, c’était au tour du village de Tighilt Mahmoud, le village d’où est originaire le maire, Mr Haroun, d’accueillir les élus dans la salle de la cantine de l’école primaire Miloudi Mohamed. En présence des représentants du comité de village et de nombreux villageois, l’exécutif communal a présenté son bilan et plusieurs projets dont a bénéficié le village. Le président du comité du village prit la parole en premier. Il souhaitera la bienvenue aux élus et saluera leur initiative et leur courage de venir ainsi devant les citoyens. Puis ce fut au tour du premier magistrat de la commune qui dira : « Nous avons à plusieurs reprises entendu les citoyens dire que les élus ne viennent que pendant la campagne électorale. C’est pour cela que nous sommes ici devant vous. Nous vous avons promis de revenir annuellement, pas seulement pour montrer que nous tenons parole, mais surtout pour vous écouter et prendre en charge vos préoccupations. Si nous réussissons à vous convaincre, nous vous demanderons de nous aider car, sans l’apport de la population, les élus ne peuvent rien faire. Si en revanche vous jugez que nous ne faisons pas notre travail, il sera alors légitime que vous fermiez le siège de l’APC et nous demandiez de rentrer chez nous ». C’est en ses termes que le P/APC a entamé son discours, avant d’ajouter : « Nous avons promis de faire cesser l’anarchie au chef-lieu et je pense que nous sommes sur la bonne voie. L’aménagement urbain bat son plein et le marché couvert de proximité est presque achevé. Nous avons sollicité les services de sécurité pour assurer l’ordre, en attendant la concrétisation du projet d’une caserne de BMPJ que nous avons décroché ainsi que le poste avancé de la protection civile qui est lui aussi en voie d’être acquis. Le choix de terrain est déjà effectué. Nous avons également promis de mettre de l’ordre dans le domaine de l’habitat rural et nous avons justement créé à cet effet, un bureau spécial. La réhabilitation et l’extension du siège APC sont en phase d’être achevées. La récupération du foncier de la commune se fait graduellement et nous ferons tout pour tout récupérer même si la tâche est des plus ardues. Il y va de l’avenir de notre commune. Sans foncier nous ne pourrons rien construire et dieu sait que nous accusons un manque criant en matière d’infrastructure de service public ». Il fut aussi question de l’emploi, de la régularisation du parc communal, de la restructuration du chef-lieu et de la consolidation des liens fraternels à l’échelle communale. D’après la lecture faite par le président de l’assemblée communale, le village de Tighilt Mahmoud a bénéficié de plusieurs projets se chiffrant à plus de 1,5 milliards de centimes durant l’exercice écoulé. Le village a bénéficié dans le cadre des PCD 2013, d’un projet de dallage, de réalisation de caniveaux, de drainage des eaux pluviales et de la construction d’un pont pour un montant global de 1,183 milliards de centimes. Sur le budget APW, le village a bénéficié de deux projets de dallage des ruelles vicinales et de l’équipement du foyer de jeunes pour un montant de 75 millions de centimes. Concernant les projets PSD, le hameau a bénéficié d’un projet de dallage et de réalisation de caniveaux pour une somme de 250 millions de centimes. Tout ceci en plus du quota entrant dans le cadre de l’habitat rural et du couffin du Ramadhan. « Tous les villages de notre municipalité ont tiré profit des budgets qui nous ont été accordés par l’Etat. Nous sommes conscients que ce n’est toujours pas suffisant mais le meilleur est à venir », dira le maire. Le débat fur ensuite ouvert et les villageois purent interpeller les élus sur différents problèmes persistants dans leur village. Il était question de l’assainissement, de la fibre optique, du gaz naturel, de revêtement des rues, des oppositions, des ouvrages et avaloirs, de l’insécurité d’éducation, de culture, de sport et de santé publique. A une question d’un citoyen concernant le manque de couverture sanitaire au niveau des unités de soins et de la polyclinique du chef-lieu, le maire et ses élus reconnaîtront leurs défaillances.
Les aveux du maire
A ce sujet, le maire avouera : « Le secteur de la santé nous l’avons carrément oublié. Nous n’avons jamais visité ni la polyclinique, ni les unités de soins dans les villages. C’est un secteur important que nous avons effectivement négligé. Nous assumons cette défaillance, mais nous allons nous rattraper ». L’assistance n’a pas manqué de saluer la franchise de l’édile communal par des applaudissements avant que le président du comité de village n’intervienne pour dire : « C’est la première fois dans notre commune que nous entendons un maire reconnaître qu’il a failli et qu’il assume. Cette franchise est à saluer ». Le vice-président, M. Slimani, se fera quant à lui épingler sur la réglementation, concernant les oppositions vaines. Il avouera lui aussi : « Je ne connais pas exactement ce que prévoit la loi lorsque quelqu’un s’oppose à un projet d’utilité publique ». Concernant le projet de la bibliothèque communale, prévu initialement au parc communal et qui a été délocalisé vers la cité par l’actuel exécutif, le maire dira : « Nous avons dit non à l’implantation de la bibliothèque dans le parc. Nous l’avons délocalisée au niveau de la cité à proximité du CEM. Hélas, le directeur du dit établissement nous a bloqués pendant une durée de 8 mois, pour enfin revenir à de meilleurs sentiments et reconnaitre que l’assiette appartient belle et bien à la commune. A présent, l’entreprise est sur les lieux, mais nous avons donc 8 mois de travail à rattraper ». Le débat s’est ensuite axé sur le secteur de la jeunesse et des sports, les infrastructures postales et bancaires, les impôts et la CASNOS, le gaz naturel et l’environnement. Le maire a annoncé des assises sur l’environnement qui se tiendront au mois de mars prochain. Concernant le secteur de l’Education, le directeur de l’école primaire du village interpellera le maire sur l’aide allouée par l’APC pour l’amélioration des repas de midi. Il l’interpellera également sur les travaux de réhabilitation des écoles qui n’ont toujours pas démarré. Le P/APC répondra : « Dans le temps, s’était plus facile. Le maire prenait son téléphone et appellait une entreprise pour l’entame des travaux. A présent, la donne est tout autre, nous sommes liés par la contrainte du visa du contrôleur financier. Rien ne peut se faire sans son feu vert. La procédure administrative est plus lente mais nous ferons le nécessaire une fois les fiches technique signées par le CF ».
Hocine. T

