Une commune négligée

A l’instar de la plupart des communes rurales, la municipalité d’Ath Laâziz, de la daïra de Bouira, souffre de délaissement et de retard en matière de développement local. Implantée à 10 km au nord de la ville de Bouira, elle regroupe 34 villages répartis sur une superficie de 40 km2 et abrite quelque 15000 âmes. Ces habitants sont confrontés depuis des années à une situation des plus compliquées. On dénote une carence flagrante en infrastructures culturelles et sportives qui puissent répondre aux aspirations de centaines de jeunes, livrés au désœuvrement, et qui rêvent cependant de se consacrer à des disciplines diverses. En matière de VRD, la situation n’est pas plus reluisante puisque la pénurie d’eau potable est persistante, et l’état des route demeure déplorable. L’état de dégradation avancée du chemin communal n°5 en est un exemple. Des transporteurs, qui l’empruntent très fréquemment, ont maintes fois dénoncé, cette situation, surtout à propos de la ligne qui relie Ifhoudhien, à Bouira. A Iaâwachen, village situé à 12 km à l’ouest du chef-lieu communal, les habitants déplorent l’insuffisance en plusieurs commodités : « Pour rallier la ville de Bouira, il faut attendre des heures ; nous payons 30 DA et le soir nous nous inquiétons pour le retour », nous dit un jeune. Il enchaîne pour nous parler du manque d’infrastructures sportives. et, désignant du doigt l’air de jeux de Maâla, il nous déclare : « Voilà ce qu’on appelle un acte de sabotage », et ce, pour signaler son état de dégradation qui a été causé par une entreprise ayant eu à effectuer des travaux dans un lycée voisin à cette aire. Des villageois réclament unanimement la prise en charge de leur problèmes dont les plus urgents sont l’eau potable, la réfection des routes et l’assainissement.

A. Fedjkhi