Rien ne va plus à l’établissement public hospitalier Akloul Ali d’Akbou. Réunis lundi dernier, l’ensemble des travailleurs, affiliés à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et au Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), réclament l’amélioration de leurs conditions de travail, afin, disent-ils, qu’ils puissent assurer « une meilleure prise en charge des malades ». Ils dégageant toute responsabilité quant à la situation déplorable de leur établissement. Ils dénoncent « le laxisme des responsables quant à une prise en charge sérieuse de nos requêtes et doléances, l’accumulation des problèmes qui ont mené notre établissement à cette situation chaotique sans précédent, ce qui a amené la population à accuser, à tort, le personnel de l’hôpital de faillir à leur devoir», lit-on dans leur communiqué dont nous possédons une copie. En effet, la sonnette d’alarme a été tirée, « devant la fuite en avant du premier responsable et de ses adjoints qui ne font que temporiser, sans se soucier de l’urgence de la situation et de trouver des solutions adéquates capables de rétablir la bonne réputation de notre hôpital », dénoncent-ils encore Les rédacteurs du communiqué dénoncent en outre les intimidations et dénigrements que subit le personnel, ainsi que le manque d’autorité au sein de l’établissement, ce qui nuit au bon fonctionnement de celui-ci et rend difficile toute prise de décisions et fait traîner leur exécution. Les signataires évoquent aussi le problème du manque de personnel, tous services confondus. Par ailleurs, il est à souligner que l’EPH d’Akbou est le plus grand hôpital de la Soummam. Mais son service de maternité ne dispose toujours pas d’un gynécologue. « L’hôpital a bénéficié d’un scanner depuis 2012, néanmoins, cet appareil précieux demeure non opérationnel et est abandonné aux services des urgences, faute d’un spécialiste en radiologie », nous dira un médecin de l’établissement.Ces fonctionnaires de la santé publique dénoncent également « le climat d’insécurité qui met en péril et la vie des malades et celle du personnel », ainsi que « la mauvaise gestion des plans de carrière des membres du personnel ». L’on peut lire, plus loin dans le même communiqué qu’étant donné que l’EPH d’Akbou est en crise et que sa situation est préoccupante, les syndicalistes appellent à « une forte mobilisation du personnel et de la population pour une nouvelle organisation de notre Hôpital qui fait face à des obligations et des sollicitations de plus en plus lourdes ». Un préavis de grève de 08 jours a par ailleurs été déposé lundi dernier, au niveau de la direction de l’établissement, par les travailleurs protestataires, exigeant la satisfaction totale de leurs revendications.
Hafid Nait Slimane
