Pour protester contre la vétusté du réseau de distribution d’eau potable à travers le village, les habitants d’Imzizou, dans la commune de Freha, à une trentaine de kilomètre à l’est du chef lieu de Tizi-Ouzou, ont décidé de ne plus s’acquitter des factures d’eau. C’est ce que nous apprenons d’un représentant du comité de village d’Imzizou qui supervise l’opération. La décision de ne plus payer les factures de redevance, auprès des services de l’ADE, constitue une ultime décision du comité de village. En effet, ce dernier semble avoir usé de tous les moyens, avec notamment l’interpellation à plusieurs reprises des autorités locales. Les villageois, via leur comité disent qu’ils vivent la peur au votre du fait qu’ils disent être menacé au MTH, à cause justement de la vétusté du réseau. En outre les fuites d’eau se font incessantes, à longueur d’année, dit encore un villageois, contacté par nos soins. » Depuis des années, on ne cesse pas de réclamer la réfection de ce réseau mais en vain. Les autorités locale nous abreuvent de promesses et rien que ça, le concret ne vient pas » dira le président du comité du village. C’est pour cette raison que décision a été prise de réunir toutes les factures pour ensuite les présenter aux responsables locaux en guise de protestation. Pour les villageois, vaut mieux cela que d’aller fermer la route ou le siège de l’APC. « On ne veut pas pénalisé nos concitoyens des autres villages », dira t-on encore. Selon le comité du village, le réseau AEP dont on réclame aujourd’hui la réfection date, en fait des années 1980, au même titre que celui de l’assainissement. « Le comble c’est que les deux réseaux sont limitrophes l’un et l’autre, d’où notre crainte au MTH », dit encore le même membre du comité du village estimant que les éclatements des conduites des deux réseaux sont monnaie courante. Et de poursuivre « au lieu de procéder à la réhabilitation de ces réseau, on a revêtue la route. En quelque sorte, la charrue avant les bœufs, comme le dira l’autre ». il est vrai que la logique des chose veut qu’on réhabilitera d’abord les conduites souterraine avant de goudronner la routen, car il est certain qu’on creusera cette même route pour réaliser le réseau AEP réclamer par les villageois, cela sauf si on a pas inscrit ce projet pour le village. Puisqu’on y est, il faut signaler que le problème de vétusté est en effet une calamité qui frappe les canalisations de distribution d’eau potable à travers les localités de la wilaya. Une façon pour ces villageois de pousser un peu les autorités locales pour les inciter à entreprendre les études pour la réhabilitation des réseaux d’alimentation en eau potable. Car, comme d’ailleurs a tenu à le souligner le directeur des ressources en eau, au niveau de la wilaya, « c’est au maire d’initier une étude pour la réhabilitation des réseaux AEP dans la réalisation sera par la suite entreprise par l’hydraulique ». Ceci dans les plus brefs délais, pour pouvoir mettre a exécution les aspirations du secteur qui voit, en l’actuel quinquina, l’occasion de mettre un terme à ce problème de vieux réseau. C’est dire que personne d’autre n’est à blâmer, sinon les autorités locales.
Tassadit. Ch.
