Au moins neuf cents (900) chalets, installés au lendemain du séisme du 21 mai 2003 à Boumerdès, ont été détruits, à ce jour, à travers la wilaya, a-t-on appris auprès du cabinet du wali.
« Les chalets sont éradiqués de façon progressive, immédiatement après le relogement de leurs occupants », a observé la même source, escomptant l’éradication d’un millier de chalets d’ici fin 2014. Il a précisé que « l’éradication progressive des chalets, au nombre de 15 000 unités disséminées à travers une centaine de sites sur le territoire de la wilaya, et ré-attribués à des cas sociaux suite à l’évacuation de leurs occupants, relogés dans le cadre du relogement des sinistrés du séisme du 21 mai 2003, a été entamée en 2012 ». En juillet 2013, le wali de Boumerdès, Kamel Abbas, avait annoncé que l’éradication de la totalité des chalets, installés à travers la wilaya, « se fera au cours des trois prochaines années ». En outre, le premier responsable de la wilaya a fait part d’une action en cours en vue du parachèvement de l’actualisation des listes des occupants de ces chalets, pour leur introduction dans le fichier national du logement, afin « d’arrêter la liste définitive de ceux, parmi eux, qui bénéficieront de logements sociaux ». « Il n’existe aucune loi garantissant automatiquement un logement social pour chaque bénéficiaire d’un chalet », avait, par ailleurs, assuré le wali, affirmant que « ce sont les enquêtes sociales qui tranchent sur cette question ». S’exprimant sur l’état actuel de ces chalets, M. Abbas a révélé qu’une expertise a établi qu’un « taux de plus de 80% n’est plus viable », alors que le reste des unités a encore « une durée de vie pouvant aller de 2 à 4 années au plus ». La wilaya de Boumerdès a bénéficié d’un programme global de 12. 000 logements destinés à l’éradication des chalets sur son territoire, a-t-il encore ajouté signalant qu’une première tranche de 4 000 unités de ce programme, est déjà lancée en chantier, dans l’attente des deux autres tranches de 4 000 unités chacune, qui seront affectées prochainement à la wilaya. La destruction de la totalité des chalets permettra la « récupération d’une assiette foncière globale de près de 400 ha, qui sera destinée à l’implantation de projets d’utilité publique », a-t-il souligné.

