l Décidément, la malédiction, qui frappe les oléiculteurs dans la daïra de Maâtkas, n’est pas prête de s’estomper. La saison oléicole ne fait que débuter et déjà l’on appréhende sérieusement des accidents provoqués par les chutes les oliviers. En effet, il ne se passe pas une saison où l’on enregistre pas d’accidents dramatiques engendrant parfois mort d’hommes. Tout le monde a en mémoire ce qui s’est produit en 2005 au niveau du village Tighilt-Mahmoud, dans la commune de Souk El Tenine où un père de famille avait laissé sa vie dans une oliveraie. La victime, est un homme retraité pour lequel la chute a été fatale. Plusieurs autres accidents se sont déjà produits dans différentes oliveraies de la contrée causant des morts et des blessures. La campagne de vulgarisation, menée par les pouvoirs publics via les médias et les journées ouvertes sur l’oléiculture n’a, assurément, pas suffi pour persuader les paysans de ne pas trop « cultiver » leurs oliviers en hauteur. Aussi, couper son arbre pour les besoins de la régénérescence n’est pas facile à admettre pour un vieux paysan qui ne le fera pour rien au monde. Pourtant, des assistances financières sont assurées lors de chaque opération de taille de régénérescence, proposées dans le cadre des différents programmes de l’aide de l’Etat. Aujourd’hui, plus que jamais, les services de vulgarisation agricoles doivent mettre davantage d’efforts, à même de convaincre les paysans que la rentabilité oléicole est beaucoup plus intéressante en taillant les oliviers et, par ricochet donc, prévenir ce genre d’accidents dont ils sont victimes, à savoir des chutes souvent fatales.
Idir Lounès
