Béjaïa : Meeting du forum socialiste au TRB – «Le véritable FFS, c’est nous»

À l’occasion du double anniversaire du 19 mai 1956 et 19 mai 1981, le forum socialiste pour la liberté et la démocratie, animé par le député Khaled Tazaghart, a organisé hier, un meeting populaire au théâtre régional de Béjaïa. Devant un parterre de transfuges du FFS et d’autres citoyens, notamment les militants du mouvement associatif, le porte-parole du forum évoquera les deux événements dont le premier, soulignera-t-il, a bouleversé le colonialisme français et l’autre a rappelé au régime algérien que la reconnaissance de Tamazight est une réalité incontournable. En expliquant l’appel estudiantin de mai 1956, il dira que l’une des raisons, à son origine, est le refus par l’autorité coloniale à un étudiant de Béjaïa d’un droit universitaire. Il profitera pour rappeler que les citoyens de Béjaïa ont, tout le temps, été de toutes les protestations que ce soit celle de 45, 54, 56, 80, 81 ou 88. Abordant la révision constitutionnelle et la présentation du programme du président devant le parlement, l’orateur interpellera le pouvoir, en se faisant le porte-parole de toutes les franges de la société pour un changement positif. De même que certaines autres nations constituées de citoyens patriotes, car bénéficiant de tous leurs droits, «les algériens doivent avoir tous leurs droits pour être de véritables nationalistes», fera-t-il remarquer. Concernant le FFS qu’il a quitté avec un millier d’autres militants, il le qualifiera de simple appareil dirigé par une poignée d’opportunistes, alors que le FFS authentique est celui auquel avaient adhéré les actuels militants du forum. «Le véritable FFS, c’est nous», martèlera Tazaghart. Avant lui, Madjid Abane, militant de la première heure, Malek Sebahi, fils d’un ancien officier de l’ALN et ex-militant de la première heure du FFS, feu le lieutenant Si Mohand Ouabdellah, ainsi que d’autres cadres du forum, avaient intervenu lors de ce meeting. Unanimement, ils ont tiré la sonnette d’alarme et rappelé leurs principales revendications. L’officialisation de la langue Tamazight, la reconnaissance du statut de Chahid aux martyrs du 8 mai 45 et ceux tombés au champ d’honneur entre 1963 et 1965 et enfin l’officialisation de Yennayer, premier jour de l’an amazigh, comme journée fériée et fête nationale à célébrer, ont été au centre des revendications.

A. Gana