Le village Ait El Hadj Ali, relevant de la commune de Tizi N’Tleta et distant d’environ deux kilomètres du chef-lieu communal, accuse un manque flagrant en matière de développement. En effet, les habitants que nous avons abordés ont soulevé moult carences auxquelles ils font face au quotidien, à commencer par l’absence d’une unité de soins, ô combien importante ! De ce fait, les villageois sont contraints de se rendre au chef-lieu pour des simples consultations ou pour quelconque actes paramédical (changement de pansement, injection…). « Nos patients sont doublement pénalisés. Notre village est dépourvu d’une unité de soins qui nous soulagera. Pour une simple injection, nous sommes obligés de se rendre à la polyclinique du chef-lieu communal et parfois vers celle des Ouadhias », s’insurge un octogénaire du village. Un autre habitant lui emboîta le pas et dira sur un ton plus élevé : « C’est vraiment un parcours de combattant que nous faisons quotidiennement. J’ai deux maladies chroniques à surveiller ! Ainsi, je me retrouve obligé de faire le voyage jusqu’à la polyclinique du chef-lieu pour effectuer mes contrôles. C’est vraiment aberrant ! Ce n’est pas à mon âge que je vais encore galérer.» Pour en savoir un peu plus sur ce sujet, nous avons approché un ex-membre du comité de village qui nous dira : « Une demande de réalisation d’une unité de soins au village a été faite depuis déjà des années, mais à ce jour, rien n’est fait. » Pourtant, ajoutera-t-il, « l’assiette est disponible. Elle est sise à proximité du foyer de jeunes. » En outre, notre interlocuteur nous fera savoir que le foyer de jeunes réalisé il y a déjà plus de deux ans, demeure malheureusement fermé. « Ce foyer de jeunes a été réalisé pour que les habitants bénéficient de ses avantages. Hélas, ce n’est pas le cas ! » dira-t-il encore. Et d’enchaîner : « Tant que les responsables n’ont pas affecté le personnel nécessaire, notamment de nuit, la structure n’ouvre pas ses portes ». Par ailleurs, il note que l’ancienne équipe a mis à leur disposition le matériel nécessaire. Sur un autre volet, nos interlocuteurs soulignent d’autres insuffisances non des moindres. Il s’agit, selon eux, de l’absence du ramassage scolaire, téléphone fixe, d’internet, d’assainissement du côté haut du village ainsi que la collecte d’ordures ménagères qui ne se faite pas du côté d’Ait Ali Oularbi. « Pour le ramassage des ordures, le quartier Ait Ali Oularbi ne bénéficie pas de ce service. De ce fait, les habitants incinèrent leurs décharges. Pour l’assainissement, les habitants du même quartier font encore recours aux fosses septiques… », affirme un habitant du quartier Ait Ali Oularbi. Pour le ramassage scolaire, ajoute un autre habitant, « le village ne bénéficie pas de ce moyen. Nos enfants rallient leur école à pied que se soit en été ou en hiver. Pour les mieux lotis, ils se rabattent sur le transport privé ». Les villageois réitèrent leurs revendications aux responsables concernés en vue d’améliorer leur cadre de vie.
A. G.
