Même si le quartier dit Les Boumriche n’est pas loin de la cité Mohamed Belaouche, ses habitants ne sont pas logés à la bonne enseigne. Certes, après des démarches entreprises par les membres du comité de quartier Tadudli regroupant l’ex cité Caper et le lotissement social, plus de trente foyers ont bénéficié du gaz naturel, mais pour l’électricité, leur calvaire continue. « Au départ, nous n’étions pas nombreux. Mais, avec les nouveaux arrivés venus de Tazrout ayant acheté des terrains, l’intensité du courant électrique a nettement baissé. Nous sommes souvent privés de cette commodité à cause des chutes de tension. Il faudrait un autre plan pour refaire tout le projet. Il manque beaucoup de poteaux. Nous ne pouvons pas régler les devis y afférant car nous ne sommes que de petits agriculteurs », dira un membre du collectif des résidents de ce quartier. « Nous avons fait des démarches partout, mais en vain. Nous saisissons cette occasion pour interpeller encore une fois les autorités locales à se pencher sur notre situation. Ne sommes-nous pas des Algériens comme les autres ? Ce n’est pas encore l’été, mais nous l’appréhendons déjà », poursuivra le même interlocuteur. Par ailleurs, dans notre virée sur les lieux, il nous a été donné de constater que des fils téléphoniques sont arrivés dans ce quartier considéré encore comme zone rurale, parce qu’il n’est pas encore inséré dans le tissu urbain. Des habitants voulant bénéficier du téléphone n’ont pas cette opportunité. « Il n’y a qu’une seule boîte de dérivation. Celle-ci ne peut assurer les branchements à tous les demandeurs. Nous souhaitons que les services d’Algérie-Télécom fassent un effort en ajoutant d’autres boîtes, car nombreux sont parmi nous ceux qui aimeraient disposer du téléphone fixe et par ricochet de l’internet », lancera une personne du groupe venu à notre rencontre. Par ailleurs, il faudra signaler que dans ce quartier, les réseaux d’assainissement ne sont pas satisfaisants. La plupart ont recouru à des fosses septiques. Pourtant, ce sont des terres agricoles. De ce côté, on croit savoir que les oppositions sont à l’origine du blocage des opérations prévues dans ce quartier. « Il faut que les mentalités changent. Que chacun sache que si les routes sont ouvertes ici et là c’est grâce à la compréhension des uns et des autres et que si les réseaux de gaz passent ou ceux d’assainissement traversent les terrains des autres, c’est toujours parce que certains cèdent leurs biens. Donc, que chacun comprenne que personne ne peut s’auto suffire « , estimera une autre personne du même groupe.
Amar Ouramdane
