La maison de jeunes de Ouadhias a abrité dans la soirée d’avant-hier, une conférence débat sur le consensus national.
Celle-ci fut animée par M. Hocine Haroun, l’actuel P/APW, membre du conseil nation du parti du Front des Forces Socialistes (FFS), conjointement avec le fédéral de Tizi-Ouzou, M. Bouaziz Farid. Dans une salle pleine à craquer de militants et sympathisants du parti, M. Bouaziz a retracé le parcours du parti depuis sa création en 1963 par Hocine Aït Ahmed et ses compagnons : « le FFS n’a pas changé de ligne politique, mais il a changé de stratégie », dira le fédéral, avant de poursuivre : « Beaucoup d’expériences ont été vécues, durant toutes ces années, par notre parti. Le pouvoir actuel ne peut gouverner seul et l’opposition ne peut non plus changer les choses à elle seule. Seul le consensus national, où tout le monde se réunit autour d’une table, loin de toutes idéologie et tendance, peut faire changer le devenir de l’Algérie ». D’ailleurs, ajoute le fédéral : « nous avons donc entamé une série de rencontre à travers le territoire national pour expliquer à la population notre démarche qui n’est guère limitée dans le temps ». Et d’enchaîner : « Nous ne pouvons faire aboutir une quelconque action si la société n’est pas organisée ». M. Haroun, pour sa part, appellera à cesser de tirer à boulets rouges sur le parti, allusion faite aux dissidents : « Il faut qu’ils arrêtent de tirer sur le parti qui les a fait connaître et qui leur a fait un nom ». Parlant de la transition démocratique, M. Haroun dira : « il faut que le pouvoir s’implique car sans lui rien ne peut se faire ». Il ajoutera : « Nous avons été à El Mouradia et avons dit à M. Ouyahia que la situation est grave et que seul le consensus, où le pouvoir et l’opposition se rencontreront et discuteront, peut sortir le pays de la crise qui le secoue. La CNTLD est une copie de Sant’Egidio dont le FFS était l’initiateur. Et celui-ci a échoué car le pouvoir n’y a pas participé ni a été consulté. Aujourd’hui pour réussir cette démarche, il faut associer tout le monde, sans exclusion ». Par la suite, M. Haroun accusera certains d’avoir oublié qui était le vrai ennemi de la démocratie: « On a reproché le fait de s’être réunis avec les intégristes et aujourd’hui on les voit avec Ali Benlhadj. Certains oublient ! (…) ». Répondant aux questions des intervenants sur le développement, M. Haroun dira : « les portes de l’APW de Tizi-Ouzou sont ouvertes aux associations, aux comités des villages, aux artistes et à tout le monde. Notre politique a pour objectif la reconstruction de la société avec l’organisation des festivals, mais aussi l’aboutissement des projets et la satisfaction des citoyens », conclura-t-il.
A. G.

