L’insécurité règne en maître dans la localité de M’Kira et le besoin de structures sécuritaires s’en fait ressentir. Il ne s’y passe pas un jour, sans qu’un acte de banditisme, aussi minime soit-il, ne soit enregistré. Dans la nuit de mercredi à jeudi, c’est un éleveur qui en a fait les frais. Il a découvert au petit matin la disparition de cinq moutons dans son étable, sise à Tamdikt, dans la basse M’Kira. Quelques jours avant, ce sont plus d’une vingtaine de bêtes qui ont été volées à Tizi-Gheniff. Une enquête est en cours, mais les voleurs courent toujours. Et l’inquiétude s’est emparée de tous les éleveurs de la région. « Depuis que j’ai appris le vol des moutons à D’Hous, j’ai carrément aménagé une baraque tout prêt de mon étable afin de monter la garde. Je n’hésiterais pas à utiliser mon fusil de chasse si quelqu’un s’y aventurait. Ce sont toutes mes économies que j’ai investies dans cet élevage dans l’espoir de faire un petit bénéfice, dans deux mois, à l’occasion de l’Aid El Adha », nous confiera cet éleveur de Marako, sur la route d’Alger, entre Tizi-Gheniff et les Issers. Par ailleurs, plusieurs vols par effraction ont été commis, ciblant divers commerces du chef-lieu. L’on affirme que les agissements des malfrats sont quotidiens. Nombreux commerçants ont été victimes de cambriolages nocturnes. Les habitants de M’Kira, notamment ceux de Tighilt Bougueni, crient leur exaspération aux autorités locales et multiplient les démarches pour obtenir une sûreté semi-urbaine et une brigade de gendarmerie. « C’est une nécessité des plus urgentes dans notre commune. Ces deux projets existent, mais faute d’assiettes foncières, ils n’ont pas été lancés. Le projet d’une brigade de gendarmerie est par exemple bloqué pour une simple indemnisation exigée par le propriétaire du terrain », nous confiera un membre du comité de village.
Amar Ouramdane
