«J’ai peur pour mes oliviers qui constituent ma principale ressource», redoute un paysan de Berkouka qui dispose d’une centaine d’oliviers. Il avait réussi à les régénérer après l’incendie dévastateur survenu en 2009. Même si la région n’est pas touchée par ces incendies ravageurs qui ont touché la Kabylie, plus particulièrement, il s’avère que le stress et la peur au ventre chez les oléiculteurs de Maâtkas sont omniprésents et ceux-ci sont toujours sur le qui-vive.
Ainsi, nonobstant le déploiement d’une colonne mobile de la protection civile au niveau de la circonscription et même si celle-ci a réussi la prouesse de maîtriser une dizaine de départs de feu au niveau des deux communes de la daïra, il n’en demeure pas moins que les paysans de la région restent stressés de jour comme de nuit, notamment ceux résidant à proximité des zones trop boisées. «J’ai peur pour mes oliviers qui constituent ma principale ressource», dira fort à propos un paysan de Berkouka qui dispose d’une centaine d’oliviers qu’il avait réussis à régénérer après le terrible incendie qui a presque tout dévasté en 2009. «Je suis stressé à l’idée de revivre le même cauchemar », a-t-il laissé entendre.
Pis, avec le rationnement de l’eau potable, la canicule conjuguée à ce stress lié aux incendies, il faut dire que les vacances sont un peu gâchées pour une bonne partie de la population rurale. À signaler que le Directeur de la protection civile s’est rendu cette semaine sur les lieux pour une visite d’inspection, mais aussi pour s’enquérir de l’assiette foncière choisie pour le projet d’implantation d’un poste avancé de la protection civile.
Il convient de souligner qu’en termes d’arboriculture, la région de Maâtkas reste parmi les plus importantes en raison de ses vastes oliveraies et de sa quarantaine d’huileries, entre modernes et traditionnelles. C’est donc l’une des raisons qui fait que la vigilance est réellement accrue ici, bien qu’aucune campagne de sensibilisation n’ait été menée par les pouvoirs publics. Les réseaux sociaux sont, en revanche, très actifs, notamment certaines pages locales qui ne cessent de faire un travail remarquable en termes de prévention et d’appel à la vigilance.
I Lounès

