DRAÂ EL-MIZAN – Projet de 1 500 logements AADL – Le chantier relancé

Les travaux du chantier des 1 500 logements AADL, sis à l’ouest de la ville de Draâ El-Mizan, ont été relancés il y a plus d’une dizaine de jours.

En effet, alors que tout le monde parlait de l’annulation du projet, voilà que l’entreprise est revenue et les travaux de terrassement sont en cours. «Ce ne sont que des rumeurs. Un projet inscrit ne peut être annulé avec facilité. Même le ministre de l’Habitat actuel a évoqué, lors d’une de ses interventions, que les projets AADL seront financés et menés à terme», nous confie une source proche du dossier.

Effectivement, sur les lieux, des camions et des pelleteuses sont à pied d’œuvre. On peut dire même que la cadence est donnée à ces travaux. Pour les chômeurs de la localité, c’est une aubaine. Car ce chantier aura besoin de milliers de manœuvres, de maçons, de ferrailleurs et bien d’autres ouvriers non qualifiés. «J’ai un dossier déposé au niveau de l’agence de l’emploi locale. Cette fois-ci, j’espère que j’aurai un poste parce que je suis en chômage depuis l’arrêt des travaux du pénitencier. Au moins, on aura pour quatre ou cinq ans de travail. Il n’y a rien d’autre ici sauf ces chantiers. Je connais beaucoup de chômeurs qui ont décroché un poste chez les Turcs qui réalisent la pénétrante vers l’autoroute Est-Ouest», dira un demandeur d’emploi.

Notre interlocuteur a bel et bien raison parce que des milliers de travailleurs ont été embauchés ces dernières années dans divers chantiers. On citera le projet de la pénétrante, le barrage d’eau de Souk N’Tletta, les chantiers des 1 000 logements sociaux, des 1 000 logements ADDL et bien d’autres petits projets de 30 à 40 logements LPA.

D’ailleurs, ce sont tous les demandeurs d’emploi qui souhaitent être recrutés dans ce chantier de 1 500 logements. Il faut souligner que toutes les offres d’emploi passent maintenant par l’ANEM locale. «Il n’y a plus d’embauche directe sur chantier parce que les entreprises sont soumises à des conditions qui leur donnent quand même des avantages», explique un promoteur immobilier.

En tout cas, non seulement ce chantier va booster en quelque sorte l’emploi dans la localité mais aussi il fait partie d’un programme de développement parce qu’à l’avenir ce sera un pôle où il y aura des équipements publics et beaucoup de commerces. Les citoyens de la région souhaitent aussi le redémarrage du projet du pénitencier à l’arrêt depuis plus de quatre ans. Pourtant, cet établissement est important quand on sait qu’il va remplacer l’actuelle maison d’arrêt datant de l’époque coloniale située à proximité des logements de fonction des enseignants et aussi de l’école primaire et de surcroît en plein centre-ville.

Amar Ouramdane