BOGHNI – Chantier des 300 logements à Ighil Anane – Le projet dans l’impasse

La situation des 300 logements semi promotionnels, en cours de réalisation depuis maintenant plus de 6 ans au lieu-dit Ighil Anane, dans la commune de Boghni, ne semble pas évoluer positivement. Les tentatives de trouver une solution pour redynamiser les travaux, qui ne sont pas au rythme voulu n’ont abouti à rien.

Les acquéreurs potentiels se sont heurtés à la triste réalité des difficultés financières auxquelles est confronté le promoteur. C’est un état de fait qui n’arrange ni l’État, ni le promoteur et à un degré plus les postulants à ces logements dont le taux d’avancement des travaux varie d’un bloc à un autre.

Dans certains cas, selon certains souscripteurs, « les blocs où ils sont positionnés demeurent au stade des terrassements et aucun signe ne laisse penser qu’il y a une volonté de terminer le projet ». Les trois réunions successives tenues cette année au siège de la wilaya en présence du chef de cabinet du wali, du chef de daïra et du président de l’APC, ainsi que le principal gérant de la promotion initialement engagé pour construire des logements LSP et les représentants des souscripteurs, ont abouti à relancer au moins le dialogue entre les différents intervenants pour trouver la solution. Mais, malgré la volonté des uns et des autres de relancer cette promotion, les difficultés financières pour renforcer l’outil de réalisation resurgissent. Celles-ci se résument à assurer un financement régulier de la part des acquéreurs dont la plupart affirment qu’ils ont honoré leurs engagements mais sans contrepartie sur le terrain.

L’autre point crucial qui freine le projet est sans doute la libération par les banques des crédits contractés en raison du non respect des procédures liées à ce genre de financement. Une récente réunion entre les deux parties tenue à la salle des fêtes communale n’a pas débouché sur grand chose sauf la proposition d’aller vers le semi fini pour les acquéreurs des 36 logements en voie d’achèvement.

Quant aux autres, rien de concret ne s’est dégagé mais sans pour autant rompre le contact, d’autant plus qu’un cadre de concertation a été instauré pour sortir de l’impasse.

M Haddadi