Tigzirt – Défaillance dans le transport public

La saison touristique bat son plein en ces journées d’accablantes et suffocantes chaleurs. Les plages de la ville littorale de Tigzirt sont archicombles. Les estivants affluent de tous les côtés vers la cité antique par dizaines de milliers.

Cependant, ce qui attire l’attention est sans nul doute le spectacle désolant des arrêts archicombles une fois passé seize heures. En effet, la station des transports vers la ville de Tizi-Ouzou est assiégée par les voyageurs rentrant après une journée pleine de plaisir sur les sables dorés des plages. Mais hélas, la belle journée passée à se déstresser bat de l’aile une fois arrivé au niveau de cet arrêt. Des familles, des groupes de jeunes garçons et des groupes de jeunes filles venus passer une belle journée moisissent sur les lieux ne sachant pas s’ils peuvent rentrer chez eux ou non ; c’est que le transport est réellement insuffisant vers la ville de Tizi-Ouzou.

Le spectacle est vraiment désolant. Dès qu’un fourgon rentre dans la station, il est systématiquement assiégé par les voyageurs voulant tous monter. Si parfois, certains cèdent la place aux dames et aux familles, il n’est pas de même pour la grande majorité. A cette heure de la journée et vu les distances à parcourir avec des escales nombreuses, tous veulent éviter les désagréments. En fait, le problème de transport ne se pose pas qu’au niveau de la station de Tigzirt mais également à Boukhalfa.

Dans cet arrêt desservant cette ville littorale, les fourgons ne sont pas suffisants pour transporter tout ce beau monde. Ce qui contraint les autres transporteurs des autres régions où il y a un surplus à s’impliquer pour faire quelques navettes. Et c’est vraisemblablement ce surplus de voyageurs qui reste sans place le soir dans le sens des rentrées parce que les fourgons des autres destinations n’assurent justement pas le retour.

Pour les autorités locales, le transport est effectivement un réel problème. Toutefois, au vu des difficultés plus urgentes, ce volet ne relève guère des priorités. Ce qui est dommage c’est que le transport, vecteur important de l’industrie touristique, ne semble pas recueillir l’intérêt des responsables du secteur. à Tigzirt, même un plan de circulation n’a pas été mis sur pied afin de rendre la circulation automobile plus fluide dans les différentes artères. Tous les accès Ouest et Est sont saturés par les embouteillages qui se forment dès les premières heures de la matinée. Au niveau des axes longeant la grande plage, la circulation automobile et piétonne est quasiment impossible à cause de la saturation de l’unique voie de ce tronçon.

Akli N.