M’Chedallah : Rénovation du réseau d’assainissement à Vouaklane – Les travaux lancés

L’APC de M’Chedallah a lancé depuis le début de ce mois, l’opération de rénovation du réseau d’assainissement de Vouaklane, troisième importante agglomération, après Raffour et le chef-lieu communal sur le volet démographique. Prise dans le cadre du plan communal de développement (PCD), cette opération, pour laquelle une enveloppe financière de l’ordre de 500 millions de centimes a été dégagée, lors de la dernière délibération, mettra fin au calvaire qu’endurent les citoyens depuis plusieurs années. Cet ouvrage date de plus de trente ans. L’usure l’a transformé en un véritable passoire. Les travaux bâclés lors de sa réalisation ont favorisé sa dégradation. En plus d’incommoder sérieusement les riverains, il fait aussi planer le risque d’apparition des MTH, et ce à cause de la proximité du réseau d’AEP qui est, lui aussi, dans un état de dégradation avancée. La nature du terrain, plat, permet la stagnation du liquide provenant de l’un ou de l’autre des deux ouvrages. Un état de fait que les citoyens de Vouaklane n’ont cessé de dénoncer, depuis plusieurs années. Heureusement, ils ont eu enfin gain de cause. L’APC vient de donner une suite favorable à leur revendication. En plus du lancement de cette opération de restauration du réseau d’assainissement, toutes les nouvelles habitations seront raccordées audit réseau, apprend-on du responsable des services techniques de l’APC. Rappelons que Vouaklane est une importante agglomération où se sont regroupés les quelques 7000 habitants de l’ancien village Ivelvaren, situé en haute montagne, dans la commune de Saharidj, un village rasé par l’armé coloniale en 1959, dont les habitants, chassés de ce lieu déclaré zone interdite jusqu’à l’indépendance, se sont éparpillés à travers les localités de l’ex-commune mixte de Maillot, actuelle daïra de M’Chedallah, et qui n’ont commencé à se regrouper à Vouaklane qu’après le cessez-le-feu. Les villageois, qui ont commencé à retourner à leur ancien village, pour reprendre le travail de leurs terres, après avoir bénéficié de plusieurs programmes de mise en valeur, dans la cadre du FNDA, FNDRA et du dernier en date le PPDRI, ont dû subir, la mort dans l’âme, une seconde exode rurale dans les années 90, à cause des hordes terroristes dont les premiers groupes ont ciblé la région d’Ivelvaren pour installer leurs bases. Ce qui explique l’état de vétusté dans lequel se trouve les réseaux de l’AEP, de l’assainissement, de l’électricité et celui du gaz de ville. Ils nécessitent dans leur ensemble des opérations de rénovation. Des opérations incontournables entamées progressivement par l’APC en fonction de la disponibilité des moyens financiers qui lui sont attribués dans le cadre des PCD.

Oulaid Soualah