Des dizaines d’habitants du quartier «Base Impros », occupant des chalets vétustes, depuis 1987, situés au pied de la cité-dortoir de Sidi Ahmed, dans la commune de Béjaïa, ont organisé hier, un sit-in de protestation devant le siège de la daïra de Béjaïa pour réclamer un toit décent. « Nous vivons dans des taudis en préfabriqué dépourvus des moindres commodités d’une vie digne, depuis 1987. Après 27 ans de calvaire, nous revendiquons notre droit à un logement décent. D’ailleurs, le Président de la République avait donné dernièrement des instructions fermes pour reloger les habitants de tous les bidonvilles », a indiqué l’un des représentants des habitants de ladite cité. Ces protestataires se disent tous « déterminés» à faire aboutir leur revendication. « Nous ne baisserons pas les bras tant que nous ne sommes pas relogés dans des logements décents », a-t-on affirmé. Elles sont, faut-il le signaler, 117 familles qui résident dans ces chalets, depuis 1987. Elles y vivent, nous dit-on, dans des conditions lamentables et dans l’indifférence générale des responsables locaux. « Nous vivons dans une situation misérable. Nos enfants sont menacés par les serpents et les rats qui rodent près de nos baraques de fortunes », déplore l’un de ces protestataires. Ce qui provoque le courroux des habitants de ladite cité est l’attitude laxiste des autorités locales de Béjaïa qui « se rendent, chaque année, sur les lieux pour faire un recensement, en promettant aux occupants de ces taudis d’être inclus dans les listes des pré-bénéficiaires de logements sociaux ou celles de la résorption de l’habitat précaire (RPH), mais que ne tiennent jamais leurs promesses », a-t-on regretté.
Boualem Slimani
